Les chirurgiens-dentistes libéraux suivent de près l’évolution de la prise en charge des soins par l’Assurance maladie et les complémentaires santé. Un changement de répartition entre ces financeurs peut modifier le reste à charge des patients, les contrats proposés et, à terme, l’équilibre économique des cabinets.
Décret sur le ticket modérateur : pourquoi l’Union Dentaire tire la sonnette d’alarme ?
Dans son éditorial « Nous, chirurgiens-dentistes« , Elie Sfeir, président de l’Union Dentaire, considère que le secteur dentaire est utilisé comme variable d’ajustement de la Sécurité sociale. Le mécanisme décrit repose sur une hausse du ticket modérateur, dont la charge est transférée aux complémentaires santé. Cela générerait de nouvelles cotisations, soumises à la taxe de solidarité additionnelle (TSA), comprise entre 13,27 % et 20,27 % selon le syndicat. L’UNOCAM demande par ailleurs de définir le socle des contrats responsables afin de réduire les coûts, par une baisse des volumes, voire des tarifs, sur le 100 % par exemple. Pour l’Union Dentaire, les patients aux revenus modestes seraient les premiers touchés, puis les praticiens, avec une révision des paniers de soins à leur détriment.
Recours gracieux et Conseil d’État : la riposte annoncée par la profession
L’Union Dentaire souligne un changement structurel du financement et de la gouvernance du secteur. Son président annonce un recours gracieux auprès du Premier ministre pour obtenir le retrait du décret sur le ticket modérateur, puis une requête en annulation devant le Conseil d’Etat avant le 20 octobre. Il a également demandé à ses cadres d’alerter médias et responsables politiques. Enfin, il appelle les présidents des CDF et de la FSDL à unir leurs forces, une démarche déjà engagée avec le SFCD.











