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Suspension d’un centre dentaire par l’ARS à Orléans : des patients appelés au dépistage

Mains gantées, préparant le matériel de dentisterie à stériliser. Suspension d’un centre dentaire par l’ARS
Getty Images – Svitlana Hulko

À Orléans, un centre de santé dentaire a dû cesser toute activité sur décision de l’ARS Centre-Val de Loire, après la découverte de défaillances dans sa chaîne de stérilisation.

Il est rare qu’une structure de soins dentaires fasse l’objet d’un dispositif sanitaire de cette ampleur. Depuis la mi-octobre, l’Agence régionale de santé Centre-Val de Loire organise l’information individuelle de centaines de patients et a associé les médecins et les laboratoires du Loiret à  leur prise en charge. 

Suspension d’un centre dentaire par l’ARS : quels manquements ont été relevés ?

Une inspection, menée le 16 octobre 2026 au centre de santé dentaire Orléans Thiers, à la suite d’un signalement, a mis à jour des manquements touchant l’hygiène, la stérilisation et la traçabilité des dispositifs médicaux. La directrice générale de l’agence a pris, le 23 octobre, un arrêté de suspension conservatoire, immédiate et totale. L’ARS précise qu’un incident est survenu entre le 6 et le 13 août 2026 avec l’usage d’instruments dont la stérilité n’était pas garantie. L’inspection a aussi relevé des contrôles insuffisants et répétés du bon fonctionnement des équipements de stérilisation. L’agence souligne toutefois qu’aucune transmission d’infection n’est démontrée à ce jour.

Quels patients sont concernés et quand l’activité pourra-t-elle reprendre ?

Au moins 106 patients ont été identifiés comme potentiellement exposés. Pour ceux soignés lors de l’incident du mois d’août, l’ARS recommande par précaution un dépistage des hépatites B et C et du VIH. Les patients reçus depuis le 1er juillet 2023 recevront un courrier d’information, sans recommandation de dépistage systématique. L’agence indique que cette liste ne peut être exhaustive, en raison d’insuffisances de traçabilité. Le gestionnaire de ce centre, qui avait déjà été suspendu en février 2022, dispose d’un mois pour corriger les non-conformités, et la reprise est subordonnée à un accord écrit de l’ARS.

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