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Journées de l’orthodontie 2026 : « Repousser les limites pour être plus efficaces »

© Getty Images – PonyWang

Les 28es Journées de l’orthodontie exploreront les limites de la discipline autour d’un riche programme scientifique.

Jean-Michel Foucart, président de la commission d’organisation des Journées de l’orthodontie.
Jean-Michel Foucart, président de la commission d’organisation des Journées de l’orthodontie.
Sarah Chauty, présidente scientifique des Journées de l'orthodontie.
Sarah Chauty, présidente scientifique des Journées de l’orthodontie.© @kaptionparis @arthur_m_burt – @Agencelemenu

Combien de praticiens attendez-vous à votre congrès ?

Jean-Michel Foucart, président de la commission d’organisation et Sarah Chauty, présidente scientifique : L’an passé, nous avions accueilli 2 500 congressistes. Cette année le nombre de participants devrait être supérieur. 

Quelles sont les attentes des participants ?

J.-M. F. et S. C. : En termes de sujet, nous avons beaucoup de demandes sur les finitions quel que soit le dispositif, les aligneurs in office ou réalisés par des firmes, la biomécanique, les minivis et miniplaques, l’intelligence artificielle et les effets indésirables subséquents à la chirurgie, à la pose de minivis ou d’aligneurs. La présentation de cas cliniques est très importante, tout comme des solutions ou des réflexions propices à faire progresser les données scientifiques. 

Quelles réalités d’aujourd’hui vous ont inspiré pour le choix du thème des 28es Journées de l’orthodontie : « Soyez réaliste, demandez l’impossible ! » ?

J.-M. F. et S. C. : Les orthodontistes courent après la perfection. Ils ont à cœur de repousser les limites pour être plus efficaces et plus efficients grâce aux progrès scientifiques et technologiques.

Quels traitements aujourd’hui difficiles pourront être facilités demain ?

J.-M. F. et S. C. : Ils sont même déjà facilités aujourd’hui… Vive le MARPE qui est en train de repousser l’âge limite de disjonction. Le traitement de la classe III a connu une révolution avec les ancrages osseux qui permettent de traiter les adolescents en difficulté avec leur profil qui devient concave, en attendant la chirurgie orthognathique en fin de croissance. Les minivis apportent parfois des solutions intéressantes pour les sourires gingivaux quand la chirurgie est contre-indiquée (face courte, nez large) ou les infraclusions. Elles permettent d’améliorer la prédictibilité des résultats pour les aligneurs. Avec l’augmentation des adultes consultants, quand le nombre de dents restantes est réduit, les plans de traitements sont boostés par les ancrages osseux. Et l’intelligence artificielle fait une entrée remarquée….

Quelles séances ne faudra-t-il pas manquer ?

J.-M. F. : Il ne faut en manquer aucune ! Nous avons mis le paquet sur la cérémonie d’ouverture : fini la succession de discours. Nous proposerons des sketchs, des news, des chansons, les dernières recommandations… Roselyne Bachelot sera également invitée, en mode one-woman-show. 

S. C. : Je suis très fière de notre séance de clôture. C’est une nouveauté cette année : nous terminons dimanche après-midi avec Skander Ellouze (de 14 h à 16 h) sur les minivis déclinées emplacement par emplacement. J’ai tenu à ce que l’on finisse sur un temps fort. Il y aura aussi une séance interactive de cas cliniques, afin de confronter sa pratique avec celle d’experts, et d’échanger. Certaines séances sont prévues pour l’ensemble des membres de l’équipe : une belle séance sur l’IA très pratique pour l’appliquer au quotidien et l’utiliser à bon escient, une séance pour augmenter l’adhérence au traitement et une autre sur les violences aux enfants. 

Quels seront les sujets traités ?

J.-M. F. et S. C. : Ce congrès, qui prend une envergure de plus en plus internationale et mondiale, pousse les praticiens à explorer les limites de la discipline. Les principaux sujets cliniques, technologiques et scientifiques qui seront traités par les spécialistes incluent l’intelligence artificielle et le numérique : l’impact des algorithmes dans le diagnostic, la planification des mouvements dentaires et le suivi à distance. 

Beaucoup d’autres sujets seront abordés, notamment les aligneurs, les finitions, l’ancrage squelettique et les minivis, le déverrouillage mandibulaire, la dimension transversale, l’esthétique du secteur antérieur pour « pimper » les résultats thérapeutiques et le traitement précoce de la classe III.

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