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Interview du Dr Claude Gallizia – Juin 2026 L’Implant Zircone : Découvrez l’autre implantologie !

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Quel est votre avis sur le titane et la zircone aujourd’hui ? Le titane a prouvé son efficacité depuis des décennies. En revanche, il s’accompagne d’un taux élevé de péri-implantite : après une dizaine d’années, près d’un cas sur deux…

Quel est votre avis sur le titane et la zircone aujourd’hui ?

Le titane a prouvé son efficacité depuis des décennies. En revanche, il s’accompagne d’un taux élevé de péri-implantite : après une dizaine d’années, près d’un cas sur deux présente ce type de complication. Le professeur Per-Ingvar Brånemark lui-même considérait d’ailleurs comme acceptable une perte osseuse d’un millimètre par an !

Avec le titane, les implants sont sujets à une colonisation bactérienne qui va tout d’abord entrainer une inflammation gingivale, puis une perte de l’attache gingivale autour de l’implant, avant d’aboutir à une résorption osseuse. Ce phénomène n’est pas observé avec les implants en zircone.

Malgré cela, faire évoluer les mentalités reste difficile. Je regrette que certains confrères et universitaires cherchent surtout à identifier des cas de péri-implantite sur des implants en zircone, plutôt que d’évaluer ce matériau à la lumière de leurs propres résultats. La situation est d’autant plus complexe que de nombreux diplômes universitaires en implantologie sont soutenus par des marques d’implants, avec une formation principalement centrée sur le titane. J’encourage donc les jeunes praticiens à mener leur propre réflexion, à prendre du recul et à expérimenter les implants en zircone.

Il est rassurant de constater que les grandes sociétés implantaires semblent s’intéresser de plus en plus aux fabricants d’implants en zircone. Après avoir promu le titane pendant des décennies, il leur est toutefois difficile de faire évoluer leur stratégie commerciale. Ce changement prendra du temps.

Il est vrai que l’implant en zircone exige toujours une bonne qualité osseuse. Un os insuffisamment mature est plus difficile à gérer. Donc dans des chirurgies un peu plus pointues, comme dans les réhabilitations post-greffe, les reconstructions maxillaires ou les greffes sinusiennes, la chirurgie est plus délicate et les temps de cicatrisation ainsi que d’attente après greffe sont généralement plus longs qu’avec le titane. Dans ces cas de figure, avec un implant en zircone, il est préférable de procéder en deux temps : réaliser d’abord la greffe, laisser un temps de maturation osseuse suffisant, puis poser l’implant. Toutefois, l’interaction entre la zircone et les cellules osseuses est meilleure par rapport au titane.

Lorsque j’entends certains confrères présenter les implants en zircone comme une simple alternative au titane, je ne peux m’empêcher de sourire. Pour ma part, cette question est tranchée depuis près de vingt ans. J’utilise désormais des implants en zircone dans la quasi-totalité de mes indications.


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Quelles sont les principales raisons pour lesquelles vous êtes restée fidèle à whiteSKY pour la pose d’implants ?

Je précise d’abord que j’exerce en implantologie dentaire depuis plus de 20 ans et que j’utilise des implants en zircone depuis 2006. Je propose l’implant whiteSKY de bredent depuis sept ans, en particulier sa version monobloc en zircone, qui simplifie considérablement la prothèse tout en reproduisant fidèlement la dent naturelle.

L’implant monobloc repose sur une logique très différente de l’implantologie conventionnelle : il n’est plus nécessaire d’insérer dans l’os un système complexe pour remplacer une dent manquante. Beaucoup de confrères et de praticiens en formation sont d’ailleurs surpris de constater qu’aucun tournevis n’est nécessaire tant la méthode est simple et efficace.

L’intérêt de la conception monobloc, réalisée en zircone tétraédrique, tient à la grande dureté de ce matériau. Elle permet ainsi de retoucher l’implant sans crainte en cas de problème d’axe. La pose d’un implant monobloc est nettement plus simple que celle d’un implant en deux pièces, car le pilier émergent donne immédiatement l’axe de la future prothèse. Cela permet de corriger l’axe d’implantation et de positionner l’implant de façon optimale pour la restauration à venir. Lors de la pose de plusieurs implants, il est parfois nécessaire d’ajuster légèrement le parallélisme des piliers, ce qui peut être fait sans difficulté par retouche. Avec l’implant bredent, je n’ai observé aucune fracture, y compris dans des techniques implantaires All-on-4 et All-on-6.

Au niveau des empreintes, la méthode conventionnelle est réalisée à l’aide d’un capuchon d’empreinte clipsé sur l’implant en écartant la gencive ; et pour le numérique, on se contente de retirer le capuchon de cicatrisation. On s’affranchit ainsi des contraintes habituelles de la prothèse implantaire classique de l’implant titane (qui exige un accastillage prothétique important) et on retrouve la simplicité d’une prothèse sur dent naturelle, où on colle simplement la dent céramique sur l’implant. Je préconise toujours de nettoyer soigneusement le pilier implantaire en bouche, puis la dent usinée. Les couronnes peuvent en effet contenir des résidus microscopiques de poussière d’usinage, nuisibles au collage. Une fois la dent correctement nettoyée et dégraissée, il est possible d’utiliser la colle DTK de bredent qui m’apporte longévité et stabilité.

L’implant WhiteSKY a-t-il évolué au fil des ans ?

Il n’y a pas eu de révolution, mais une évolution continue d’un produit qui était déjà

performant à ses débuts. La première amélioration majeure a été la réduction de la hauteur du pilier, que nous devions auparavant retoucher fréquemment. Aujourd’hui, les piliers sont bien mieux adaptés à la grande majorité des situations cliniques.

Le col de l’implant a également été élargi pour améliorer l’émergence gingivale. La concavité sur le whiteSKY favorise le positionnement des tissus mous. Autrefois, je me battais pour maintenir le niveau gingival. Depuis que j’utilise le WhiteSKY, je n’ai plus ce problème puisque la zircone plaît énormément aux cellules gingivales qui auraient tendance à grimper facilement. Il y a des petits capuchons gingivaux qui permettent de maintenir à distance la gencive pendant la période de cicatrisation.

Enfin, la gamme whiteSKY Alveo Line a été développée avec un sommet plus large, particulièrement utile en extraction-implantation immédiate pour mieux combler l’alvéole après l’extraction.

Pourriez-vous détailler vos protocoles chirurgicaux avec whiteSKY ?

Grâce au système White SKY, je me suis spécialisée dans la technique du « flapless », qui simplifie le geste chirurgical et réduit les suites opératoires. Lorsque le support osseux le permet, je peux ainsi intervenir sans lambeau. Le patient repart sans points de suture ni décollement, après une chirurgie mini-invasive, rapide et indolore. J’utilise cette approche avec les implants monoblocs depuis 2008.

Je me souviens notamment d’une chirurgie en direct au cours de laquelle des congressistes, d’abord dubitatifs, ont été impressionnés par la pose de huit implants au maxillaire, réalisée en « flapless », avec mise en charge immédiate en seulement une heure. Le lendemain, le patient a indiqué devant eux n’avoir eu besoin que d’un seul antalgique, confirmant le caractère très peu traumatique de l’intervention.

Pourriez-vous nous parler de la notion de prédictibilité de l’implant whiteSKY ?

En règle générale, lorsque le couple de serrage est satisfaisant et que la qualité osseuse est bonne, l’implant whiteSKY offre une très bonne prédictibilité.

Avec l’implant monobloc, le pilier déjà intégré constitue un avantage pour la phase prothétique. En revanche, pendant la cicatrisation, il doit être protégé des contraintes fonctionnelles, telles que les contacts masticatoires ou les mouvements de langue, susceptibles de compromettre l’ostéo-intégration. La mise en place d’une dent provisoire est donc nécessaire afin d’éviter tout contact et de protéger le pilier implantaire. Lorsque ces conditions sont respectées, les résultats sont très satisfaisants. J’utilise cet implant depuis 2019 avec une grande confiance.

Quels sont les retours de vos patients?

Lorsque l’on présente à un patient un implant en titane et un implant monobloc, il choisit systématiquement ce dernier, car il préfère l’idée d’avoir un matériau blanc en céramique plutôt qu’un métal dans l’os. Les résultats sont également excellents. Pour ma part, la simplification de la prothèse sur implant est fortement appréciable. Les empreintes traditionnelles sont très simples à réaliser ; en numérique, le scan est tout aussi facile. Il ne reste ensuite qu’à coller la dent sur le pilier. On évite ainsi les problèmes de dévissage et l’ensemble des contraintes de la prothèse implantaire classique. En pratique, on retrouve la simplicité d’une prothèse sur dent naturelle.

Avez-vous eu de jeunes patients qui ont bénéficié de l’implant whiteSKY ?

Dans un cabinet spécialisé en implantologie, la patientèle est souvent plutôt âgée. Aujourd’hui, nous recevons toutefois beaucoup de jeunes patients en traitement orthodontique pour des agénésies dentaires. Beaucoup d’orthodontistes m’adressent ces cas, le plus souvent pour des incisives latérales supérieures ou des prémolaires. Plutôt que d’extraire une canine incluse et de pratiquer une chirurgie plus mutilante, nous pouvons poser l’implant directement à travers la dent incluse. Dans ce type de situation, l’implant whiteSKY représente une option particulièrement pertinente. J’interviens également après des traumatismes liés au sport ou à des chutes de vélo et de roller etc. Dans ces situations, une extraction-implantation immédiate avec whiteSKY est aussi un choix très judicieux.

Quel serait l’impact sur votre cabinet dentaire si les implants whiteSKY n’étaient plus disponibles ?

J’aurais le sentiment de revenir en arrière. Je devrais alors recourir à des implants en titane et à une chirurgie en deux temps : enfouissement de l’implant, seconde intervention chirurgicale pour le dégager, puis mise en place d’un pilier de cicatrisation. Cela entraînerait des procédures plus lourdes pour le patient, des suites opératoires plus importantes et une charge de travail accrue pour le cabinet.

Un praticien devrait-il commencer par whiteSKY s’il n’a jamais utilisé la gamme de produits bredent ?

Oui, à condition d’être bien encadré. L’implantologie est généralement enseignée sur du titane, et donc il est impératif d’expliquer que l’implantologie en zircone repose sur une approche chirurgicale et prothétique différente. bredent propose des formations d’initiation, puis un accompagnement en cabinet, incluant également la formation des assistantes à l’aide au fauteuil lors des premières interventions. Les praticiens sont ainsi guidés dans la planification implantaire, les premières chirurgies et le suivi sur place.

 
Le 18 et 19 septembre, une formation sera organisée pour un groupe du Benelux avec une présentation de l’implant zircone WhiteSKY suivie d’une présentation de 4 à 6 cas sur 2 jours.

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