Intitulée « A longitudinal study of periodontal infections and Alzheimer’s disease », l’étude initiée par la subvention du NIA (3,97 millions de dollars sur cinq ans) sera dirigée conjointement par James M. Noble, professeur associé et neurologue au Vagelos college of physicians and surgeons, et Panos N. Papapanou, professeur de médecine dentaire, président de la section des sciences orales, du diagnostic et de la réhabilitation, et directeur de la division de parodontie au College of dental medicine. Les travaux à venir s’appuient sur un projet antérieur sur le vieillissement cognitif qui avait permis d’évaluer les antécédents médicaux de plus de 5 000 personnes (tests neuropsychologiques, IRM, biomarqueurs multimodaux y compris les indicateurs plasmatiques de la maladie d’Alzheimer).

Dans le cadre d’une étude auxiliaire sur la santé bucco-dentaire menée de 2013 à 2016 par Noble et Papapanou, les chercheurs avaient procédé à des examens cliniques de la sphère buccale et avaient évalué les plaques bactériennes parodontales à l’aide d’un séquençage de nouvelle génération, permettant de déterminer le niveau d’anticorps sériques contre les bactéries buccales chez 1 130 participants.

Une étude pluridisciplinaire

À l’occasion du projet nouvellement financé, les chercheurs inviteront à nouveau les participants à l’étude pour un examen de suivi et réévalueront les niveaux de bactéries orales afin d’évaluer l’incidence de la démence et de la maladie d’Alzheimer au regard de la progression de la parodontite et des biomarqueurs de l’inflammation systémique. La « question de recherche est extrêmement intéressante : savoir si l’infection et l’inflammation parodontale sont étiologiquement associées au déclin cognitif et à la maladie d’Alzheimer », a déclaré Panos N. Papapanou.

L’équipe de chercheurs impliqués comprend également Philip De Jager, professeur de neurologie, Anne-Catrin Uhlemann, professeur associé de médecine, Adam Brickman, professeur de neuropsychologie, Yian Gu, professeur adjoint de sciences neurologiques, et Bin Cheng, professeur de biostatistique au centre médical de l’université Columbia.