Vous êtes le directeur scientifique de l’ADF 2022. Quelles orientations souhaitez-vous donner à cette nouvelle édition du congrès ?

Dr Xavier Struillou : Le congrès de l’ADF est un moment incontournable pour tout le « monde dentaire » : praticiens et praticiennes, assistantes, prothésistes et industriels. C’est une tradition et une semaine de partage et d’échanges où nous nous retrouvons tous à Paris. Le programme scientifique que nous avons préparé avec le comité scientifique sera tourné vers l’équipe dentaire en omnipratique.

En tant que chirurgien-dentiste, qu’est-ce qui vous tient à cœur dans ce rendez-vous annuel ?

Le fait de tous se retrouver et de partager à la fois de bons moments entre confrères et consœurs et une connaissance scientifique « accessible » entre les conférenciers et le public dans tous les domaines de la dentisterie. Chacun pourra y trouver son compte mais le contenu scientifique sera toujours de haut niveau tout en restant concret et applicable pour les omnipraticiens. Bien sûr, il y aura également des séances « internationales » mais là aussi le message sera clair et ultra clinique.

Comment avez-vous élaboré le programme scientifique de l’ADF 2022 ?

J’ai la chance d’avoir un comité scientifique génial et je reçois l’aide du comité de pilotage de l’ADF. Le travail s’est fait très naturellement dans un super esprit d’équipe. Mon rôle s’est limité à tout mettre en musique et je suis fier des très nombreuses séances pluridisciplinaires et des parcours thématiques que nous avons retenus. À ce jour, le programme est bouclé et il me semble particulièrement équilibré, très clinique mais avec des touches de recherche pour ne pas oublier les fondamentaux !

L’innovation en dentisterie sera-t-elle représentée au travers du programme ?

Bien sûr, le monde et les pratiques dentaires changent et nous en avons tenu compte avec des séances sur le numérique, les nouveaux biomatériaux. Nous allons essayer de répondre aux questionnements que chaque praticien et praticienne se pose pour imaginer la pratique de demain.

« C’est un programme exigeant mais non élitiste, avec une parité de conférenciers libéraux et universitaires, ainsi qu’une parité assumée entre conférenciers hommes et femmes ».

Dr Xavier Struillou 

Certains formats de l’édition 2021 seront-ils repris ?

Nous avons validé un programme scientifique « à géométrie variable » avec moins de séances magistrales de 3 h et plus de formats courts de 1 h, ou 1 h 30. Il y aura aussi plus de « grands débats » et de « battles » qui sont des concepts que je trouve vraiment géniaux. En résumé, plus de rythme et plus d’interactions avec le public, voilà les objectifs du programme 2022 !

Y aura-t-il des nouveautés lors de l’ADF 2022 ?

Il s’agit d’évolutions plus que de révolutions… Le congrès de l’ADF est une machine déjà très efficace. Il y aura une séance « prestige » jeudi matin avec un concept très nouveau… mais je garde encore cela secret… D’autre part, il y aura beaucoup moins de séances magistrales pour plus d’interactivité et de rythme. Des thématiques transversales seront abordées sur plusieurs jours et allieront des conférences magistrales, des formats courts et des TP. Le plus important est que nous avons monté un programme qui, je l’espère, répondra aux attentes des omnipraticiens et omnipraticiennes. C’est un programme exigeant mais non élitiste, avec une parité de conférenciers libéraux et universitaires, ainsi qu’une parité assumée entre conférenciers hommes et femmes. Nous avons également souhaité donner la parole à un maximum de « jeunes » conférenciers et conférencières, car cela aussi c’est l’âme de l’ADF !