Telles sont quelques-unes des questions auxquelles une étude prospective réalisée par Ipsos, à la demande du pôle de compétitivité Vitagora, et dont une partie des résultats a été dévoilée lors de la 9e édition du Congrès Goût Nutrition Santé le 4 avril dernier à Dijon, apporte un certain nombre de réponses. Cinq pays ont été retenus pour l’étude (Allemagne, États-Unis, France, Japon, Russie), 15 tendances ont ainsi été identifiées.

Parmi ces quinze tendances, deux font l’unanimité : la volonté des consommateurs de s’assurer au maximum de l’innocuité et de la qualité de ce qu’ils mangent, le plaisir de découvrir de nouveaux horizons en matière alimentaire. Si la première évoque notamment les circuits courts, l’appétence pour les cultures locales, le goût pour l’authentique et le naturel, un besoin de proximité nécessaire à une meilleure maîtrise de son alimentation, la seconde est celle de l’alimentation sans complexe.

Si la première de ces tendances traduit une sorte de retour aux sources avec une priorité au local, la seconde montre que même si la santé sera à terme de plus en plus valorisée dans l’alimentation des consommateurs, ces derniers n’ont pour autant pas l’intention de renoncer au plaisir. Au-delà de ces deux tendances partagées par les différents pays ciblés, chacun de ces derniers est symbolisé par une tendance spécifique plus locale. Ainsi, aux États-Unis, l’alimentation dite « connectée », c’est-à-dire associée au numérique, occupe déjà une place significative, alors qu’en Allemagne, on observe une fascination montante pour le cru.

Du côté des Japonais, ce sont les aliments de type « cosmeto-food », censés faire du bien à ceux qui les consomment tout en les rendant plus beaux, qui semblent les séduire davantage. Quant aux consommateurs français, ils apparaissent comme des conservateurs. Ainsi le mangeur français fait de la résistance, allant jusqu’à bouder l’alimentation connectée, la tendance pour le « cru » ou encore la cosmeto-food.