Dans un article publié en novembre dans The Journal of Neuroscience, la Dr Arzi a mis en évidence l’influence d’un conditionnement nocturne olfactif sur la consommation de cigarettes. Pour réaliser cette étude, 66 personnes désirant arrêter de fumer se sont portées volontaire. Après avoir indiqué leur fréquence de consommation de cigarettes, elles ont été séparées en plusieurs groupes. Celles du premier groupe passèrent une nuit dans une salle de laboratoire à l’écoute de leur sommeil. Lors de la phase 2, elles furent exposées de façon répétitive à une forte odeur de cigarette suivie d’une odeur nauséabonde. Bien qu’ils furent incapables de se souvenir de ces odeurs au réveil, les volontaires observèrent une diminution de leur consommation de cigarettes d’environ 30 % la semaine suivant l’expérience. Les membres du second groupe furent exposés aux mêmes odeurs pendant un temps similaire, mais dans un état d’éveil et non pendant le sommeil. Ceux du troisième groupe furent exposés à des odeurs de cigarette et des odeurs nauséabondes pendant leur sommeil, mais de façon aléatoire et non couplée.

Contrairement aux membres du premier groupe, ceux des deux autres ne relevèrent aucune diminution de leur consommation de cigarette. Ces résultats confirmèrent l’hypothèse du groupe du Pr Sobel : nous oublions la majorité de nos rêves, mais il existe un conditionnement association qui se fraye un chemin lors de notre sommeil. Une simple nuit de conditionnement olfactif réduirait ainsi de façon significative la consommation de cigarettes pendant plusieurs jours. Le conditionnement olfactif est un terrain prometteur pour les chercheurs travaillant sur les phénomènes d’addiction. La région du cerveau contrôlant l’addiction serait en effet très proche de la région d’olfaction et ces deux régions, en plus de rester éveillées pendant notre sommeil, semblent absorber des informations.

Avec bulletins-electroniques.com