En 2018, 137 étudiants des seize UFR d’odontologie avaient signé un contrat d’engagement de service public (CESP). L’année suivante, ils étaient 141. Mais, en 2021, ils ne sont plus que 69, révèlent les données de la Conférence des doyens publiées dans la lettre de l’Ordre de juin 2021. Pour rappel, le CESP est un dispositif permettant aux étudiants de bénéficier d’une allocation mensuelle de 1 200 euros bruts s’ils s’engagent à exercer, à titre libéral ou salarié, dans une zone sous-dotée une fois leur diplôme en poche.

« Un effondrement logique : depuis un décret paru au Journal officiel du 19 mars 2020, les CESP ne peuvent plus être conclus avec les étudiants du 1er cycle mais uniquement avec les étudiants de 2e et 3e cycle. Or, jusqu’ici, la majorité des CESP étaient signés par les étudiants du 1er cycle… », explique l’ONCD. Preuve en est : en 2019, sur le total des étudiants ayant signé un CESP, 56 étaient en première année et 44 en troisième.

Présenter son projet à l’UFR

Récemment, un arrêté du 12 mai 2021 a fixé à respectivement 132 et 28 le nombre de contrats d’engagement de service public pouvant être signés par les étudiants en deuxième et troisième année d’odontologie au titre de l’année universitaire 2020-2021.

Pour les étudiants en deuxième cycle, c’est à Paris que le nombre de CESP est le plus important (22). Pour les troisième cycle, c’est à Bordeaux (7).

Les étudiants qui souhaitent s’engager dans la démarche doivent présenter leur projet à l’UFR devant la commission de sélection des CESP. Cette dernière est composée du directeur de l’UFR, d’un membre du conseil régional de l’Ordre, d’un représentant de l’ARS, d’un membre de l’URPS et d’un membre de l’établissement de santé. Les CESP ont vocation à lutter contre les inégalités d’accès aux soins en améliorant le maillage territorial des chirurgiens-dentistes.