Lors de la quatrième réunion de la Conférence des Parties qui s’est tenue à la fin du mois de mars à Bali (Indonésie), la proposition de la région africaine d’interdire les amalgames dentaires a été rejetée. La décision a été prise de renforcer l’approche actuelle de réduction progressive. Les participants à la réunion (deuxième segment) ont approuvé deux nouvelles dispositions pour limiter l’utilisation du mercure en masse. Ils ont recommandé de ne pas utiliser d’amalgames dentaires pour les dents temporaires, pour les patients âgés de moins de 15 ans et les femmes enceintes et allaitantes, excepté dans les cas où cela semblerait nécessaire au praticien.

La Fédération internationale dentaire (FDI) et l’IADR (Association internationale pour la recherche dentaire) ont présenté une déclaration commune. La FDI a estimé que si un délai d’élimination progressive était fixé prématurément sans permettre aux parties prenantes de mettre en œuvre des stratégies de réduction progressive adaptées à leur contexte national, la fourniture de traitements de qualité pour les caries dentaires pourrait en être affectée et une augmentation des extractions dentaires observée « menaçant d’augmenter les inégalités en santé bucco-dentaire ».

Les avancées de la recherche sur les solutions de rechange sans mercure ont été présentées lors de la réunion. L’accent a également été mis sur l’importance d’agir et d’investir dans la prévention et les meilleures pratiques environnementales, même dans un scénario d’élimination progressive. La prochaine Conférence des Parties (COP5) se tiendra du 28 octobre au 4 novembre 2023, à Genève.