À l’occasion de la fermeture du centre Proxidentaire de Chevigny-Saint-Sauveur (Bourgogne) par le directeur de l’Agence régionale de santé, hier mercredi 9 juin, les Chirurgiens Dentistes de France (CDF) alertent dans un communiqué sur les « dérives des centres associatifs loi 1901″. Ouvert depuis le mois de juin 2020, ce centre dentaire Proxidentaire a été fermé à la suite de divers manquements « à la qualité et à la sécurité des soins et à des plaintes de patients », précisent les Chirurgiens Dentistes de France dans un communiqué.

« Protéger les patients vis-à-vis de ces centres »

« Ces manquements portent notamment sur la qualification du personnel, les règles d’hygiène et de désinfection, mais aussi les règles de distanciation et les mesures de prévention élémentaires liées à l’épidémie de Covid ». Le syndicat en appelle au ministre de la Santé, Olivier Véran, pour l’instauration de « mesures fortes pour protéger les patients vis-à-vis de ces centres (…) qui enfreignent toutes les règles de déontologie mises en place par la profession ».

Agrément préalable des ARS

Le syndicat défend en premier lieu le rétablissement de l’agrément préalable des Agences régionales de santé avant l’ouverture d’un centre de santé, en se fondant sur l’étude du projet de santé. Celle-ci comporte des critères concernant l’accessibilité géographique, financière, sociale et temporelle. D’autre part, les CDF réclament l’alignement des règles déontologiques des professionnels exerçant au sein des centres dentaires sur celles applicables aux praticiens libéraux. Ils défendent par ailleurs la régulation des activités des centres dentaires qui ne doivent pas être pratiquées « comme un commerce ». Enfin, ils appellent de leurs vœux l’assouplissement des contrats de collaboration en exercice libéral pour permettre l’emploi de plus d’un collaborateur en cabinet dentaire, solution selon eux « aux problèmes démographiques de certains territoires ».