Cet outil peut être utilisé pour étudier, à coût réduit, des cellules dans des microgels tri-dimensionnels, ce qui est peut-être la clé d’applications futures en médecine personnalisée. Le premier auteur de l’article, Dr Irwin Eydelnant, explique : « Nous savons déjà que le microenvironnement peut influencer de manière très importante le destin cellulaire. La partie la plus importante de cette étude est que nous avons développé un outil qui nous permettra de rechercher la sensibilité des cellules à leur environnement en 3D. » Le Dr Eydelnant a réussi à contrer ces difficultés en adaptant une plateforme microfluidique digitale créée dans le laboratoire du Professeur Wheeler : les cellules insérées dans un hydrogel sont acheminées doucement à travers un champ ressemblant à un minuscule échiquier.

Elles sont ensuite stratégiquement manipulées par un faible courant électrique, à travers une forme prédécoupée sur la couche supérieure du système, où elles se fixent alors. L’outil permet une grande flexibilité à la fois sur la quantité ou le type des cellules, de même que sur la forme et la taille des microenvironnements, permettant aux chercheurs de tester la manière dont ces différents facteurs peuvent influencer les décisions de destin cellulaire. En outre, la plateforme permet de faire tourner 32 expériences simultanément et automatiquement. Le Professeur Wheeler conclut : « Nous pourrions, à terme, être capables de prélever de petits échantillons sur les patients, les répartir sur ces gels 3D et cribler les conditions pour identifier des thérapies sur mesure. Ce ne sont encore que des spéculations, mais les méthodes évoquées pourraient être vraiment utiles à de nombreuses applications futures. »

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