Cette découverte ouvre des perspectives intéressantes pour le développement de nouveaux médicaments et pour lutter contre les maladies liées au vieillissement, les maladies cardiaques ainsi que certaines maladies neurologiques, telles que la maladie d’Alzheimer et le Parkinson. Dans le corps humain, des substances réactives contenant de l’oxygène sont produites de manière ininterrompue et éliminées par des antioxydants naturels. En cas de production insuffisante d’antioxydants, l’excès de ces substances oxygénées endommage les cellules de l’organisme, pouvant conduire aux diverses maladies évoquées ci-dessus.

L’étude de l’IISc, dont les résultats sont parus en novembre 2014 dans le journal Nature Communications, démontre que les nanofils d’oxyde de vanadium reproduisent dans certaines conditions le fonctionnement d’une enzyme antioxydante (le glutathion peroxydase), en ramenant le potentiel redox à un équilibre normal. L’oxyde de vanadium, aussi appelé pentoxyde de vanadium, est la forme la plus oxydée du vanadium. Il est connu pour être toxique pour les cellules, mais cette propriété est altérée lorsqu’il est utilisé sous forme de nanostructure. Pourtant, si ces nanofils sont en effet capables de réguler de manière artificielle le potentiel redox, il est nécessaire pour cela qu’ils pénètrent d’abord à l’intérieur de la cellule, ce qui peut s’avérer délicat. Les chercheurs ont par conséquent étudié les cellules provenant de différents organes pour s’assurer, à travers diverses méthodologies, que les nanofils pouvaient y pénétrer de manière efficace.

Les Professeurs G. Mugesh et P. D’Silva, qui ont dirigé ces travaux, expliquent que de nouvelles études doivent être effectuées avant que cette découverte puisse donner naissance à de nouvelles approches thérapeutiques : « Nous avons montré que le nanovanadium fonctionne au niveau cellulaire. À présent nous voulons nous concentrer sur son efficacité lorsqu’il est administré à des animaux. »

Avec bulletins-electroniques.com