Depuis un an maintenant, les professionnels de santé se démènent pour soutenir des Français malades et épuisés psychologiquement. Les chirurgiens-dentistes se retrouvent quant à eux confrontés à des normes de stérilisation des cabinets encore plus strictes et contraignantes que celles d’avant. Mais qui les soutient eux ? Si vous (ou un de vos confrères ou étudiant) vous trouvez en situation de détresse mentale, souvenez-vous qu’il existe des plateformes téléphoniques dédiées à l’accompagnement psychologique des professionnels de santé. Vous pouvez notamment appeler, sept jours sur sept, 24h/24 celle de l’association SPS (Soins aux Professionnels de Santé), de loi 1901 à but non lucratif et reconnue d’intérêt général, via le numéro vert 0 805 23 23 36. Une appli mobile « Asso SPS » existe sur App Store et Google Play.

De l’autre côté du combiné, plus de 100 psychologues écoutent et orientent si besoin vers une prise en charge médicale. Celle-ci se fera par le Réseau national du risque psychosocial, qui compte près de 1000 psychologues, médecins et psychiatres.  Autres services proposés par la plateforme : des ateliers de soutien en ligne (reconstitution post burn-out, gestion du stress, méditation…) et des formations. La dernière s’intitulait par exemple : « Repérage et prise en charge des soignants rendus vulnérables par leur travail ».

Des praticiens en burn-out bien avant la pandémie

Sur son site, l’Ordre National des Chirurgiens Dentistes (ONCD) rappelle notamment que pour aider les praticiens en burn-out, elle a signé il y a quelques années un partenariat avec un service gratuit d’écoute accessible au 0 800 288 038. « En pratique, du lundi au samedi, de 9 heures à 19 heures, une assistante sociale expérimentée, formée à la réponse téléphonique et aux problématiques des soignants, est disponible pour écouter et orienter les appelants. La nuit et les jours fériés (ou, si nécessaire, dans la journée) l’appel sur ce numéro vert est transféré automatiquement à un psychologue clinicien », est-il précisé.

Et l’Ordre de rappeler qu’en 2018, bien avant l’apparition de la crise sanitaire, de nombreux chirurgiens-dentistes souffraient déjà de burn-out. D’après une enquête réalisée par le Conseil national, 2 378 praticiens se déclaraient en situation d’épuisement professionnel sur les près de 6 800 qui avaient répondu à cette étude. « Extrapolé aux 42 000 praticiens en exercice, ce résultat représentait presque 6 % de la population des chirurgiens-dentistes exerçant en France. Le numéro vert constitue l’une des solutions pour aider les praticiens qui vivent ces situations de perte d’accomplissement professionnel, de dépersonnalisation des relations avec les patients ou, pire encore, de pensées suicidaires. »