C’est parti! La campagne pour les élections aux Unions régionales des professionnels de santé (URPS) s’est ouverte le 17 février. Le scrutin se déroulera du 31 mars au 17 avril, par voie électronique uniquement. Sur Internet, les Chirurgiens-dentistes de France (Les CDF), la Fédération des syndicats dentaires libéraux (FSDL), le Syndicat des femmes chirurgiens-dentistes (SFCD) et l’Union dentaire (UD), les quatre syndicats dentaires en lice, commencent à dévoiler leurs idées.

Sur leur site, les CDF rappellent que « ces élections détermineront ceux qui feront évoluer les projets dans votre région », tandis qu’une adhérente explique « parce que je veux la sécurité et la liberté, je suis conventionnée, je suis CDF ». « Nous avons obtenu 40% d’augmentation sur les soins et nous obtiendrons encore plus », assure un autre.

La FSDL annonce quant à elle ambitionner d’obtenir au moins 50,01% des suffrages. « Notre devise est simple: chaque centime payé sous forme de cotisation par un chirurgien- dentiste libéral doit servir à mener une action POUR promouvoir l’exercice libéral, explique le syndicat sur Facebook. Mais surtout, au niveau NATIONAL, ces élections doivent permettre à un syndicat de PESER lors des négociations conventionnelles. Et de conclure : Pour mener une politique efficace, il faut une majorité CLAIRE, cela évite la cacophonie, c’est le principe même de toute élection. Oui au débat sur les idées, les convictions et les propositions mais le jour du vote, il faudra choisir son camp, ne pas se disperser et espérer qu’il puisse influer sur la politique de santé à venir ».

Quels combats, quelles ambitions ?

C’est dans un tableau que la SFCD a, elle, décidé d’illustrer ses combats. Elle entend notamment lutter contre les violences faites aux femmes et le démantèlement programmé « de notre systèmes de soin », résister aux réseaux commerciaux de soins, inscrire les centres de santé au tableau du conseil de l’ordre, s’opposer à l’ouverture du marché de soin, rester vigilante à l’hyperspécialisation et au relâchement du maillage territorial, faire évoluer la convention qui engage toute la profession, ou encore réglementer les plateformes numériques en santé.

Enfin, l’UD promet sobrement : « Nous élire, c’est décider d’un avenir professionnel de qualité pour votre région. »

Un vote en ligne du 31 mars au 7 avril

Seules les organisations syndicales existant depuis deux ans minimum et présentes sur la moitié des départements et des régions ont eu le droit de présenter des listes de candidats. Elles devaient par ailleurs prouver leur indépendance financière et disposer de suffisamment d’adhérents à jour de leurs cotisations.

Lors des dernières élections, en 2015, la FSDL était arrivée première en réunissant 39,5% des suffrages. Elle était suivie des CDF (CNSD à l’époque) avec 37,65%, puis de l’Union Dentaire (18,63%).

Cette année, vous pourrez voter en ligne 24h sur 24, sept jours sur sept à partir du 31 mars à 12 heures. Les élections se termineront le 7 avril à 12 heures. Le dépouillement aura lieu dans la foulée.

365 000 électeurs concernés

Rappelons que ce scrutin est très important sur le plan régional et national. En effet, les URPS assurent la représentation des différents professionnels de santé auprès des Agences nationales de santé (ARS). Elles contribuent, entre autres, à organiser l’exercice professionnel (permanence et continuité des soins) et à aménager l’offre de soin sur le territoire, tout en défendant bien sûr la profession. Au niveau national, les résultats des élections détermineront la représentativité des syndicats auprès des pouvoirs publics.

En tout, 365 000 électeurs sont concernés. Rendez-vous sur le site officiel https://elections-urps.sante.gouv.fr pour consulter la liste des candidats, par région et télécharger les professions de foi. Vous y trouverez également un « guide de l’électeur » qui vous indiquera la marche à suivre pour voter.