Des Français insuffisamment informés. D’après une étude européenne sur les habitudes d’hygiène bucco-dentaire, réalisée par GSK Consumer Healthcare et Ipsos, et dont les résultats sont parus le 12 juillet, 83% des Français voient les soins dentaires comme une pratique contribuant plus au bien-être qu’à la santé générale. Par ailleurs, si 58 % des sondés pensent caries quand on les interroge sur les possibles conséquences d’une mauvaise hygiène bucco-dentaire, seuls 53 % ont en tête la corrélation avec les maladies cardiovasculaires.

Dans le détail, quand on interroge les répondants sur l’impact d’une hygiène bucco-dentaire dégradée, après avoir cité les caries, ils évoquent la plaque dentaire ou la formation de tartre (45 %) et la mauvaise haleine (40 %), qui préoccupe 46 % des 18-29 ans. En revanche, seuls 23 % des Français pensent à la gingivite (16 % des 30-39 ans contre 27 % des 50 ans et plus). Avec un score de 16 %, ils sont encore moins à se souvenir de la gingivite (évoquée par seuls 10 % des 30-39 ans).

Étonnant, si l’on considère que 16 % des sondés se plaignent de saignements des gencives, 23 % du tartre et 22 % de dents sensibles. Des maux légers, certes, mais qui peuvent malheureusement être signes d’afflictions plus sérieuses et méritent donc d’être pris en charge.

Maladies cardiovasculaires et diabète

« Dans leur perception de l’hygiène bucco-dentaire, les Français s’appuient sur les bonnes habitudes apprises dès l’enfance. Ils ont ainsi maintenu leurs pratiques quotidiennes de soin pendant le confinement, à commencer par le lavage des dents pour prévenir les caries et autres affections de la bouche. En revanche, leur niveau de sensibilisation aux pathologies bucco-dentaires est largement perfectible. Et ils sont insuffisamment informés, notamment parmi les jeunes générations, d’autres conséquences possibles d’une mauvaise hygiène susceptibles d’affecter gravement leur santé », analyse Romana Jourdren, Présidente de GSK Consumer Healthcare France.

En effet, 43 % des Français et 33 % des Françaises sont à l’heure actuelle incapables de se positionner sur l’affirmation suivante : « Je pense qu’une bonne hygiène bucco-dentaire peut réduire le risque de développer des maladies cardiovasculaires ». De nombreuses études ont pourtant prouvé que les personnes atteintes de maladies gingivales présentaient un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires. En effet, les bactéries attaquant les gencives sont susceptibles de se propager dans l’ensemble de l’organisme via la circulation sanguine et de provoquer une inflammation dangereuse pour le cœur.

Autre conséquence possible d’une mauvaise hygiène bucco-dentaire à laquelle les Français sont peu sensibilisés : l’aggravation du diabète. Si 5 millions de nos concitoyens en souffrent, seule 44 % de la population déclare être au fait de cette corrélation. Étonnamment, les plus de 50 ans sont plutôt moins informés que les autres sur la question : seuls 40 % d’entre eux ont déjà entendu parler de ce lien. Rappelons toutefois qu’une mauvaise santé bucco-dentaire peut entraîner une inflammation et une infection des gencives qui pourrait compliquer le contrôle de la glycémie et l’assimilation appropriée de l’insuline chez les diabétiques. Qui plus est, les niveaux élevés de glucose dans la salive des diabétiques de type 1 et 2 peuvent augmenter le risque de caries dentaires. Ces taux de glycémie accrus ralentissent la cicatrisation des plaies, dont celles de la bouche.

Et les grossesses dans tout ça ?

Enfin, seule une femme sur trois, soit 36 %, se dit informée des risques liés à une mauvaise hygiène buccale sur le bon déroulement d’une grossesse. Or, quand une femme attend un enfant, l’augmentation des taux d’hormones peut modifier la manière dont l’organisme réagit à l’accumulation de plaque dentaire, entraînant le gonflement et le saignement des gencives, voire des maladies gingivales. Par ailleurs, les femmes enceintes souffrant d’une mauvaise santé gingivale ont plus de risque d’accoucher prématurément, de déclencher une prééclampsie ou de mettre au monde un bébé de faible corpulence.

« Les chiffres de notre dernière étude sur la santé bucco-dentaire soulèvent des enjeux particulièrement préoccupants quant à la santé des Français et des Françaises. Prendre soin de sa santé passe très souvent par de bonnes habitudes, aussi banales qu’un brossage régulier des dents et des soins bucco-dentaires adaptés. Nous devons montrer que ces pratiques ont un rôle majeur de prévention sur un certain nombre de pathologies à long terme comme le diabète et les maladies cardiovasculaires. En tant que spécialiste mondial des produits de santé grand public, nous travaillons en étroite collaboration avec les professionnels de santé, les pharmaciens, les dentistes et les autorités publiques pour donner aux consommateurs les clés et outils pédagogiques afin qu’ils puissent améliorer leur propre santé au quotidien. », conclut Romana Jourdren.