Depuis la reprise, les chirurgiens-dentistes se voient confrontés au défi d’assurer leurs traitements dans le respect des règles sanitaires. Une bulle anti-covid au principe simple pourrait bien les y aider. Travailler sous cloche, tel est son projet !

L’épidémie de Covid-19 aura au moins eu comme conséquence de sensibiliser le grand public et les industriels aux conditions si particulières de travail des chirurgiens-dentistes. Les microgouttelettes pulvérisées dans l’environnement lors de l’utilisation d’instruments rotatifs dynamiques les exposent à toutes sortes de bactéries et de virus. SARS-CoV-2, mais pas que – « Une fois l’épidémie terminée, il y aura toujours l’hépatite, le VIH, et tous les autres agents pathogènes avec lesquels nous vivons au quotidien… », pointait au deuxième jour du confinement Phillipe Rocher, le président de la commission des dispositifs médicaux de l’ADF.

C’est la raison pour laquelle, Occisphère, une société toulousaine crée pour l’occasion, a conçu une « bulle » pour permettre aux praticiens de travailler en toute sécurité, sans altérer la vision en bouche. Reliée à l’aspiration du fauteuil, une mini-cabine à pression négative en plexiglas et silicone – la « bulle » – est posée sur le front et le haut du torse du patient, avec une mousse pour plus de confort. Des ouvertures latérales permettent d’opérer. Le modèle est compatible gauchers/droitiers et permet le travail à quatre mains.

Entièrement nettoyable en seulement quelques minutes, cette bulle anti-covid optimise également les temps de désinfection entre chaque patient puisque les autres surfaces environnantes ne sont plus atteintes par les projections.

A la date du 13 juillet, une centaine d’unités ont déjà été écoulées en Europe. « Nous avons une forte demande venant d’outre-mer et d’autres pays. Approchés par trois distributeurs mondiaux et une dizaine d’autres de taille plus modeste, nous nous efforçons de développer juridiquement notre entreprise en liaison avec la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse pour pouvoir y répondre », indique Johan Bouysse, directeur général d’Occisphère.

Pour plus d’informations : https://occisphere.com/