Par le Dr Alain Chanderot

L’argument le plus fort employé est qu’en dépit du brossage des dents, de l’usage du fil, un nombre incroyable de caries persistent, sans doute dues à l’omniprésence des boissons et nutriments industriels trop chargés en sucres. Et ceci en dépit d’un ratio d’indice carieux amélioré par la généralisation des conseils d’hygiène. L’application de liquides contenant du nitrate d’argent, du fluorure d’argent ou de la diamine d’argent est pratiquée par de très nombreux praticiens dans les organismes sociaux à travers les États-Unis, avec des résultats appréciables, que les auteurs concernés chiffrent volontiers à 95 %, ce qui fait rêver. À telle enseigne que la FDA (Food and Drug Administration) est en train de réviser ses recommandations en manière de prophylaxie carieuse en faveur de l’argent, sous forme de diamine ou fluorures. Déjà plusieurs États américains ont autorisé les hygiénistes à pratiquer ces imprégnations dans les caries existantes. Il est à noter que l’application n’est pas une réparation « en soi » mais qu’elle ferait cesser la progression de l’atteinte, ceci dans l’attente d’une obturation. Souvenons-nous tout de même qu’au début du XXe siècle, Black avait préconisé de placer ces solutions argentiques dans les caries des soldats partant au front pour éviter les accidents, ce qui a été fait avec profit. Et qu’il existait dans l’arsenal classique, une solution dite de Howe, en vente dans tous les dépôts dentaires, avec son application dans les cabinets, semble-t-il avec autant de satisfaction.

Frachella, Dr Bicuspid, 18 fev 2015
Black diamonds: The case for silver nitrate and silver fluoride