Une série de découvertes italiennes montre en effet que la prédilection pour des aliments, de l’amour du jambon à l’horreur pour le brocoli, se cache dans l’ADN. Le résultat a été présenté lors de la conférence de la Société européenne de génétique humaine. Artichauts, gorgonzola, café, brocoli, vin blanc et bacon sont seulement quelquesuns des 17 aliments pour lesquels des chercheurs italiens ont identifié, pour la première fois, un gène spécifique qui les rend plus ou moins appréciés. Pour ce faire, les chercheurs ont recueilli les préférences alimentaires de 80 aliments différents auprès d’environ 4 000 bénévoles. « Nous avons ensuite analysé toutes les variantes génétiques de ces gens et identifié celles qui modifient l’attrait de certains aliments » a expliqué Nicola Pirastu de l’Université de Trieste.

Les découvertes pionnières des chercheurs italiens s’insèrent dans le cadre plus général de la compréhension des liens entre la génétique et la nutrition, ou comment le génome change la perception du goût. Elles ouvrent la voie à la création de régimes personnalisés extrêmement efficaces non seulement pour la perte de poids, mais aussi pour combattre les maladies telles que l’hypertension ou le cancer. « Nous pourrons prévoir par le profil génétique, poursuit Pirastu, la nourriture que chaque personne est la plus susceptible d’aimer ou pas. Une des limites des régimes est due au fait qu’ils sont souvent liés à des aliments considérés comme n’étant pas bons, mais grâce à la génétique nous pourrons comprendre pourquoi une personne n’aime pas les épinards, par exemple, et trouver des moyens de les rendre plus « acceptables ».

Avec bulletins-electroniques