Selon ces travaux, « les dégâts dus aux bactéries ne sont pas seulement localisés à la bouche mais ils se disséminent en toute discrétion dans l’organisme, altérant au passage les parois des artères », reprend le quotidien. Les chercheurs de Columbia, qui ont réalisé leurs travaux auprès de 420 personnes âgées en moyenne de 68 ans, ont constaté un lien étroit entre la qualité de bactéries présentes dans la plaque dentaire et l’évolution pendant trois années de l’athérosclérose par la mesure échographique de l’épaisseur de la paroi des artères carotides du cou (épaisseur intima-média ou EIM). Selon Moïse Desvarieux, directeur de recherche à l’Inserm et professeur associé à Columbia, « ceux qui ont amélioré leur état parodontal, clinique et microbiologique, ont aussi eu une évolution lente de l’EIM ». Le Dr Olivier Meilhac, directeur de recherche à l’Inserm (CHU Bichat), souligne que « l’EIM n’est qu’un marqueur indirect de l’athérosclérose. Il faudra observer la survenue des événements cardio-vasculaires sur une plus longue période et peut-être sur un plus grand nombre de patients » comme compte le faire l’étude américaine.