« Réaffirmer les positions volontaristes d’organisations syndicales représentatives qui pèsent et partagent la même vision de la défense de l’exercice libéral ». Tel est aujourd’hui l’objectif affiché de onze syndicats professionnels. Le 8 septembre, Les CDF, la CSMF, la FFMKR, la FNI, la FNO, la FNP, la FSPF, le SDA, le SDB, le SML et le SNAO ont annoncé la création d’une nouvelle intersyndicale : Les Libéraux de santé (LDS).

« Cette réunion est avant tout une évidence syndicale. Ces onze syndicats représentatifs historiques, principalement issus du Centre national des professions libérales de santé (CNPS) et de la Fédération française des praticiens de santé (FFPS), partagent une même vision et des valeurs communes : indépendance et liberté d’exercice, responsabilité, solidarité et attachement au système conventionnel. », expliquent Les CDF sur leur site.

« Portés par des valeurs communes et le désir de former une organisation réellement représentative des professionnels de santé libéraux, quel que soit leur métier, ces onze syndicats représentatifs et historiques principalement issus du Centre national des professions libérales de santé (CNPS) et de la Fédération française des praticiens de santé (FFPS) unissent leurs forces pour défendre l’exercice libéral et les professionnels de santé de ville », renchérissent Les LDS dans leur communiqué de lancement.

Les libéraux oubliés

Les organisations fondatrices des Libéraux de Santé sont majoritaires au sein de l’Union nationale des professions de santé (UNPS) et toutes membres de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL), est-il rappelé. « Toutes ces organisations sont fondées sur un modèle de fédération ou confédération prônant des valeurs communes d’indépendance et de liberté de l’exercice, de responsabilité, de solidarité et d’attachement au système conventionnel. »

Mais, la création des LDS serait aussi une « nécessité démocratique à l’heure où les nouvelles structures associatives se multiplient en dehors des syndicats et sont instrumentalisées par les pouvoirs publics pour imposer des mesures contestées par les organisations représentatives ».

Qui plus est, cette union répond aussi à une urgence politique. En effet, la crise sanitaire a montré les faiblesses du système de santé actuel et mis à rude épreuve les professionnels de santé et les comptes de la Sécurité sociale. Et si le gouvernement a fait un geste vers les soignants avec le Ségur de la Santé, les libéraux ont été complètement oubliés, s’insurgent Les CDF.

« Faire vivre des positions communes »

Aussi, alors que les discussions du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2022 démarreront bientôt, Les Libéraux De Santé veulent « proposer des mesures pragmatiques pour répondre aux grands enjeux de santé publique, au premier rang desquels le vieillissement de la population ». Pour ce faire, ils comptent organiser la prise en charge des patients âgés et dépendants dans le cadre de la coordination des soins à travers les équipes coordonnées autour du patient. Il est également prévu de reprendre en main le périmètre des métiers et de la formation initiale, de s’occuper de l’avenir de la formation professionnelle continue et de la certification périodique, du financement des soins de ville et de la réforme de l’Ondam (Objectif national de dépenses d’assurance maladie).

Le rééquilibrage des relations avec l’Assurance maladie dans le cadre conventionnel et la clarification du rôle des complémentaires santé et la construction d’un dialogue constructif et équilibré. Enfin, le déploiement d’une santé numérique « maîtrisée et à visage humain » fait également partie des objectifs affichés par l’intersyndicale.

Cette dernière sera pilotée par un Conseil des présidents. Celui-ci sera donc en charge de « faire vivre des positions communes, construire des propositions et solutions d’avenir, et lorsque c’est nécessaire, organiser des actions de défense des intérêts communs des professions de santé libérales ».