Dans le contexte de crise sanitaire, l’Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire (UNECD) se dit préoccupée par la « condition mentale » des étudiants. Aussi l’UNECD lance sa troisième enquête sur les étudiants et leur santé mentale, le 29 mai. Elle intervient « dans le contexte de “tolérance zéro” annoncé par le ministère des Solidarités et de la Santé, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, ainsi que la Conférence des doyens », explique dans un communiqué l’UNECD.

Conditions d’études

Cette enquête axée sur le bien-être des étudiants en dentaire s’établit sous la forme d’un questionnaire national s’adressant à tous les étudiants en odontologie, de la deuxième à la sixième année. L’objectif est de sonder les étudiants à propos de l’évolution de leurs conditions d’études. Les questions concernent notamment les violences et discriminations rapportées, dans les facultés ou dans les services hospitaliers.

Selon les résultats de la dernière enquête de l’UNECD, réalisée en 2018, trois étudiants en odontologie sur quatre présentaient une anxiété quasi quotidienne. D’autre part, 37 étudiants en dentaire avaient mentionné qu’ils pensaient presque tous les jours « qu’il vaudrait mieux mourir, ou envisager de se faire du mal ». « Ces propos très inquiétants imposent des mesures concrètes et efficaces », affirme l’UNECD. Dans le climat actuel particulièrement sensible, du fait des contraintes sanitaires qui s’imposent aux étudiants en dentaire dans leur cursus, l’UNECD annonce sa « volonté d’action commune avec la mise en place, dans plusieurs villes, de commissions de soutien ».