Pour réaliser ce panorama européen, Ipsos a interrogé du 10 au 23 janvier 2014, par internet, plus de 4 000 Européens (dont 1 001 Français, 1 004 Allemands, 1 001 Italiens et 1 005 Britanniques), la représentativité de chaque échantillon national étant assurée par l’utilisation de la méthode des quotas. D’après les résultats, la santé reste le domaine d’actualité de la recherche qui intéresse le plus les Européens.

Cette enquête confirme, dans un contexte pourtant marqué par la morosité et la défiance, une véritable confiance des Européens à l’égard de la recherche biomédicale et de ses acteurs. Même s’ils ont conscience de ne pas maîtriser tous ses tenants et aboutissants, ils la considèrent avant tout comme un motif d’espoir pour eux-mêmes et leurs enfants, mais aussi une source de fierté pour leur pays. Parmi les innovations médicales qui ont marqué les esprits des Européens ces 50 dernières années, arrivent en tête la greffe d’organes, l’imagerie médicale et les thérapies géniques.

La santé, un thème suscitant un intérêt majeur chez les Européens

Les Européens se montrent particulièrement intéressés par l’actualité de la recherche en matière de santé, domaine de prédilection de l’Inserm. Près d’un Européen sur deux (45%) cite en effet la santé comme le domaine d’actualité de la recherche qui l’intéresse le plus, loin devant l’informatique et les nouvelles technologies (21%), l’environnement (14%), les sciences humaines (9%), les énergies (6%) ou le spatial (5%). L’actualité de la recherche en matière de santé suscite particulièrement l’intérêt des Français (53%) et des Allemands(48%). La recherche en santé est également un sujet qui intéresse davantage les femmes (58% contre 32% des hommes) et les personnes âgées de 35 ans et plus (51% contre 33% des moins de 35 ans).

La recherche biomédicale est avant tout synonyme d’espoir

Pour les Européens, la recherche évoque avant tout le mot « espoir » (34% le citent en premier, 67% parmi les trois premiers). Les Français sont les plus nombreux à considérer que la recherche biomédicale représente pour eux avant tout l’espoir. 82 % des Européens considèrent que la recherche biomédicale permettra à leurs enfants de vivre mieux qu’aujourd’hui (dont 22% “beaucoup mieux”).