Voilà une bonne nouvelle. Selon le baromètre d’opinion de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation des statistiques), dont les résultats sont parus le 2 février, 82% des Français se disent satisfaits des soins dispensés par les dentistes, un chiffre stable depuis 2007.

Dans l’ensemble, 82% des 3 000 sondés sont également contents des médecins spécialistes et 87% des généralistes et des infirmiers. Les Français se décrivant comme en mauvaise santé (6% du panel, surtout des plus de 65 ans et des inactifs) se distinguent toutefois dans leurs réponses. S’ils jugent plus positivement que les autres les soins infirmiers (91 % contre 86 %), probablement en raison de leur proximité avec ces professionnels, selon la Drees, ils vont en revanche moins souvent chez le dentiste. En effet, ils ne sont que 76 % à avoir recours aux soins dentaires contre 83 % des autres répondants.

Pour la Drees, cela pourrait être dû à des contraintes financières ou parce que ces personnes se concentrent sur la prise en charge de problèmes de santé jugés plus prioritaires. En effet, plus le niveau de vie est élevé, plus les gens ont tendance à aller chez le dentiste, remarquent les auteurs du rapport. Or, plus de la moitié des personnes se déclarant en mauvaise santé appartiennent aux 20 % des ménages les plus modestes. Ces personnes avouent également davantage avoir dû renoncer à voir un médecin au cours de ces douze derniers mois. En général, ce non-recours porte sur certains examens ou soins mal remboursés par la sécurité sociale ou leur complémentaire santé, quand ils en ont une.

L’assurance maladie pour tous

Enfin, près des deux tiers des personnes interrogées estiment que l’assurance maladie doit bénéficier à tous, sans distinction de catégorie sociale ou de statut.

« Cette opinion varie peu selon l’âge, le sexe, le niveau de revenu ou encore le niveau de santé déclaré », est-il précisé. Plus globalement, 94% des sondés se disent très attachés au caractère public de l’Assurance maladie et 84% sont contre une baisse des prestations d’assurance maladie en échange d’une diminution de leurs impôts ou de leurs cotisations. Enfin, plus d’un Français sur deux (58 %) préfère le maintien du niveau actuel des prestations sociales et des remboursements d’assurance maladie à des mesures visant la réduction du déficit de la Sécurité sociale.