Une base de données originale s’appuyant sur le lieu de formation des médecins – sur la période 1991-2004 –, a permis de dresser un panorama des flux migratoires de médecins, d’en étudier les impacts et d’en tirer des implications de politiques économiques. Les pays d’Asie sont ceux qui envoient le plus de médecins à l’étranger (Inde, Philippines) suivis du Canada et du Royaume- Uni, la France n’arrivant qu’en 25e position. L’Afrique subsaharienne a la densité médicale la plus faible au monde et connaît un taux d’émigration relativement élevé, de 19 % en moyenne en 2004.

60 % des médecins étrangers sont établis aux États-Unis en 2004, ce pays accueillant le plus de médecins au monde, et 20 % au Royaume-Uni. L’Australie, le Canada et l’Allemagne en accueillent chacun 3 %, la Belgique 2 % et la France 1,34 %. Quels sont les effets de ces migrations sur les pays de départ, tant du point de vue économique que sur celui des indicateurs de santé ? Quels sont les leviers d’action possibles et les politiques publiques envisageables pour faire face à l’émigration ? Quelle coopération internationale en matière de mobilité internationale des professionnels de santé ? Quels effets sur les politiques de régulation des professions de santé dans les pays d’accueil ?

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