Les CDF et le Syndicat français des spécialistes en orthodontie (SFSO) s’allient pour tirer la sonnette d’alarme. Dans un communiqué paru le 5 novembre, les deux syndicats expriment leur inquiétude « face à l’essor des sociétés commerciales proposant des traitements orthodontiques à distance, sans diagnostic et sans suivi clinique régulier ». D’après eux, ces entreprises commerciales « appâtent et bernent en proposant des services “abordables rapides et sûrs” qui mettent en péril la santé des patients ».

« Tout traitement d’une malocclusion (problème d’imbrication entre les dents du haut et du bas) constitue un acte médical dans l’appareil stomatognathique et, en conséquence, ne doit être exécuté que par un praticien qualifié », rappelle le communiqué. Cet acte doit par ailleurs être précédé d’un examen clinique détaillé du patient. Les résultats de l’imagerie médicale doivent être étudiés pour proposer une prise en charge adéquate au patient en prenant en compte d’éventuels risques.

Par ailleurs, « tout traitement d’une malocclusion exige un suivi clinique régulier. Il est essentiel de contrôler le déroulement du traitement, mais aussi de pouvoir déceler d’éventuelles complications telles que les mobilisations indésirables des dents ou d’autres pathologies intra-orales, et de les détecter le plus tôt possible. » Ainsi, « les traitements complets à distance doivent donc être catégoriquement prohibés puisqu’ils constituent un danger pour la santé des patients. On ne peut en aucun cas justifier un auto-traitement couplé à un télétraitement dans le cadre de soins bucco-dentaires professionnels. » Par conséquent, « le traitement réalisé par le patient lui-même ainsi que le traitement à distance constituent donc une violation flagrante du code de déontologie médical et dentaire ».