« Le dossier est ficelé, les partenaires coordonnés, on attend plus que l’aval des ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur ». Dans un article paru ce jeudi 8 avril dans La Nouvelle République, le docteur Frédéric Denis, odontologiste et responsable de l’antenne hospitalo-universitaire du CHRU de Tours exprime son impatience quant à l’ouverture d’une faculté dentaire dans la ville. Car selon lui, le manque est clairement lié à la pénurie de chirurgiens-dentistes dans la région Centre-Val de Loire. Cette dernière compterait 45 praticiens pour 100 000 habitants. Pour rappel, le ratio est de 65 au niveau national.

« Et la situation ne risque pas de s’arranger, puisqu’aujourd’hui, dans notre région, plus de 43 % des praticiens ont plus de 55 ans et la crise du Covid a, l’an passé, conduit certains à partir à la retraite plus tôt », alerte Frédéric Denis. Aujourd’hui, en Centre-Val de Loire, un étudiant qui se lance dans l’odontologie ne suivra à Tours que sa première année. Il partira ensuite à la Fac de Nantes ou de Clermont-Ferrand. C’est donc dans ces villes qu’il commencera à construire sa vie personnelle et décidera par la suite de s’installer en tant que praticien dans la grande majorité des cas.

C’est pourquoi, aujourd’hui, Tours veut mettre en place une véritable offre de formations en coordination avec le centre hospitalier d’Orléans et tous les chirurgiens-dentistes de la région. Si Paris donne bien son aval comme prévu, la faculté d’odontologie devrait ouvrir ses portes dans la capitale des châteaux de la Loire pour la rentrée 2022.