La FNATH (Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés) vient de se constituer partie civile auprès des victimes des centres Proxidentaire. L’association des accidentés de la vie a saisi le ministre de la Santé, Olivier Véran, pour demander la mise en place d’un comité de suivi et d’indemnisation des victimes, afin de permettre la poursuite des soins et la reconnaissance des préjudices subis par ces patients.

Prise en charge des patients

L’association espère, au travers de ce comité de suivi, une « prise en charge égalitaire, rapide et efficace de tous les patients concernés« . Selon la FNATH, près de 8 000 patients « sont passés entre les mains des deux centres Proxidentaire de Chevigny-Saint-Sauveur (21) et de Belfort (90) qui n’ont pas fait long feu puisque fermés en raison des infractions sanitaires relevées, l’un après un an d’exercice, l’autre après quinze jours ». Une suspension décidée par l’ARS Bourgogne Franche-Comté s’appuyant sur un rapport de l’Assurance maladie.

Mutilations volontaires

Plusieurs infractions ont été relevées par l’Assurance maladie, dont des mutilations volontaires, « actes de soins fictifs ou inappropriés, des surfacturations, des défauts ou absence de stérilisation du matériel et d’hygiène en général », détaille l’association des accidentés de la vie.

La fermeture des centres a laissé « des centaines de personnes dont les soins ont été soit mal faits, soit interrompus ou simplement pas faits, malgré le paiement par tiers payeur », déplore la FNATH.