Cette structure, baptisée CREOST, a permis de reformer de l’os chez onze patients souffrant de non-consolidation osseuse spontanée ou de dégénérescences du disque intervertébral lombaire. Concrètement, une petite quantité de masse graisseuse est prélevée sous anesthésie locale au niveau du ventre du patient. Ces cellules souches adipeuses sont ensuite mises en culture et différenciées. À la fin du procédé, les spécialistes obtiennent un bloc semblable à de la « pâte à modeler » contenant toutes les propriétés d’un os natif. Le chirurgien donne la forme qu’il souhaite à ce bloc et l’insère dans les lésions.

Après un suivi de 24 mois, les patients sont en parfaite santé et ont repris des activités normales. C’est pour offrir cette thérapie à un large spectre de patients que la société biopharmaceutique Novadip a été créée en collaboration avec l’UCL. Cette structure intermédiaire va permettre aux Cliniques Saint-Luc de développer un système qualité requis pour la production de médicaments et ce, en vue de mener une étude clinique de Phase 2. Enfin, Novadip stimulera d’autres projets de recherche autour de l’utilisation des cellules souches adipeuses.

Avec bulletins-electroniques.com/actualites/75150.htm