Les chirurgiens-dentistes continuent de rattraper le retard accumulé au début de la pandémie. Après avoir respectivement augmenté de 5,9 %, 9,6 % et 10,1 % en novembre, décembre et janvier, les remboursements de soins dentaires ont progressé de 7,3 % au mois de février par rapport à la même période l’année dernière, selon des données publiées par l’Assurance maladie le 23 mars.

Aussi, si sur les 12 derniers mois, ils reculent encore de 8,8 %, la dynamique est bonne. Car en mai 2020, à la fin du premier confinement, la baisse était de 11,9 %.

Plus globalement, les dépenses de soins de ville ont augmenté de 10,9 % par rapport à février 2020 (+5 % sur les douze derniers mois). Les remboursements de médecine générale ont diminué de 2,4 % en janvier (-6,2 % sur un an) tandis que ceux des spécialistes ont progressé de 1,8 % (-6,7 %).

Une explosion des remboursements d’analyses médicales

Les remboursements de soins infirmiers et d’auxiliaires médicaux ont quant à eux respectivement augmenté de 15,2 % et de 9,5 % par rapport à février 2020. Sur l’année écoulée, « environ la moitié de l’augmentation des remboursements de soins infirmiers est explicable, d’une part, par l’impact des prélèvements des tests PCR et antigéniques et, d’autre part, par les revalorisations décidées dans le cadre des avenants 6 et 7 de la convention Infirmiers », analyse l’Assurance maladie.

Par rapport au mois de février de l’année précédente, les dépenses d’analyses médicales ont évolué de + 109,1 % (+ 62,9 % sur un an). « Cette augmentation résulte de la mise en œuvre des mesures de test dans le cadre de l’épidémie Covid-19 et notamment de la décision prise fin juillet de rembourser les tests PCR intégralement et sans prescription », indique le rapport.

Ces remboursements, ainsi que l’augmentation des indemnités journalières liées aux arrêts maladie (+14,1 % en février 2020 et +25,7 % sur douze mois) entraînent une augmentation globale de 7,4 % des dépenses du régime général en rythme annuel. « La stabilisation à un niveau élevé d’incidence de l’épidémie depuis fin novembre et le nombre important d’indemnités journalières ayant un motif lié au Covid-19 expliquent en grande partie le dynamisme des remboursements d’indemnités journalières », est-il précisé.