L’escroquerie a été mise à jour en 2012 quand un patient CMU s’est étonné de découvrir, sur son décompte, des prothèses et des soins qu’on ne lui a jamais administrés. Dès lors, la CPAM interroge les autres patients de ce chirurgien et commence à comparer leurs déclarations aux facturations envoyées par le médecin. De très nombreuses anomalies seront découvertes (20 prothèses auraient été placées sur dix dents d’un enfant de 5 ans ou 63 prothèses pour 11 dents). Le chiffre d’affaire de la dentiste dépassait les 900 000 €. Cette dernière réfute toute intention de frauder et plaide l’incompétence à utiliser un nouveau logiciel de télétransmission avec la Sécu. L’excellent résultat du cabinet serait à imputer aux 40 patients quotidiens.

La CPAM réclame la condamnation de la prévenue. Le procureur de la République requiert trois ans de prison avec sursis et mise à l’épreuve, avec obligation de rembourser intégralement les CPAM, plus 50 000 € d’amende, l’affichage de la condamnation dans la presse locale et régionale et l’interdiction d’exercer sa profession pendant cinq ans…