États-Unis : un chien au cabinet dentaire pour apaiser les petits patients

Aux États-Unis, les chiens de thérapie sont de plus en plus utilisés par les dentistes pour calmer les patients anxieux. À Nashville notamment, un chiot particulièrement adorable remporte un vif succès auprès des enfants.

Par Raphaëlle de Tappie, publié le 12 mai 2022

« J’adore le chien, il est tellement mignon. Il me réchauffe ». « Il est très calme, il ne court pas partout et ça me calme ». Dans un reportage paru le 11 mai sur le site de la chaîne américaine Wfmz, des enfants témoignent de leur joie d’aller chez le dentiste depuis que le Dr Marissa Sandidge, spécialisée en odontologie pédiatrique dans un cabinet d’East Nashville dans le Tennessee aux Etats-Unis, a introduit Milo, un chien de thérapie, au sein son équipe pour calmer les petits patients anxieux.

“J’ai toujours été impressionnée par les hôpitaux, raconte-t-elle au site NewsChannel5. Ils ont un spécialiste de la vie de l’enfant dont le travail consiste à mettre le patient à l’aise, à le rendre heureux et à lui faire vivre une expérience positive. Parfois, ils font appel à un chien thérapeutique et j’ai toujours pensé que c’était génial. »

“Cela faisait des années que je réfléchissais à la manière dont je voulais concevoir mon cabinet et à la vision que j’en avais, et une partie de ce puzzle consistait à proposer une sorte de menu d’options pour mettre les enfants à l’aise chez le dentiste (…) pour en faire des adultes confiants du dentiste”, poursuit-elle. Le menu en question comprend des jouets, des coussins pour les genoux, des sucettes, et, donc, la rencontre avec Milo.

 

« Il me fait sentir très heureuse »

 

Milo, c’est le chien de la directrice du cabinet, Micaela Thurman. Elle le promène dans une poussette et, quand la demande a été faite en amont (pour protéger les patients éventuellement allergiques aux chiens), l’installe sur les genoux des enfants pendant leurs soins. Pour leur plus grand plaisir.

“Avant que Milo ne soit là, je n’aimais pas aller chez le dentiste. Cela me rendait nerveuse. Maintenant, il me fait sentir très heureuse et calme parce que j’aime la petite chose en peluche sur mes genoux”, témoigne notamment la petite Penelope, 9 ans.

“J’ai été étonnée par la tournure que prend un rendez-vous. Les premiers rendez-vous peuvent parfois être très difficiles pour les enfants, et puis nous recommandons Milo pour la visite suivante et ils sont parfaits, explique le Dr Sandidge. Et tout se passe si bien. Et c’est tout simplement incroyable. C’est comme si la chose la plus simple faisait toute la différence pour notre patient.”

“Nous sommes à East Nashville. La plupart des gens ont des chiens et les aiment, et s’ils n’ont pas de chien, c’est ici qu’ils viennent rendre visite à un chien pour que les parents n’aient pas à leur en acheter un”, analyse-t-elle.

 

De plus en plus de cas similaires aux Etats-Unis

 

Le chien de thérapie en cabinet dentaire n’est pas une première. Fin février, le très sérieux Washington Post avait rédigé un article sur le sujet. Aux États-Unis, « un nombre croissant de dentistes font appel à des membres du personnel à quatre pattes pour réduire le stress des enfants et des adultes, généralement sans frais supplémentaires pour les patients », explique le journal. Et de décrire le cas d’un cabinet dentaire du Wisconsin où les patients peuvent « faire des câlins à un cockapoo nommé Charlie », tandis qu’à Cornelius, en Caroline du Nord, « Whalen Dentistry annonce qu’un caniche royal nommé Beamer “rendra tout rendez-vous un peu moins… RUFF !” ».

« Pourtant, la prolifération des chiens dentistes met en évidence un surprenant manque de réglementation », soulève le Washington Post. En effet, dans la plupart des États « rien n’empêche un dentiste de faire venir un animal non dressé et de le qualifier de chien de confort ou de thérapie, ce qui peut exposer les patients à un risque d’infection ou d’attaque du chien. Les patients allergiques ou qui ont peur des chiens peuvent également avoir des inquiétudes ». D’où l’intérêt des précautions prises par le cabinet de Nashville.