Après avoir été testée dans d’autres départements, la régulation dentaire au sein des SAMU-Centres 15 a commencé dans la Gironde et les Deux-Sèvres, a annoncé le l’URPS chirurgiens-dentistes Nouvelle Aquitaine le 13 juillet. Elle est prise en charge par les Conseils départementaux de l’Ordre des chirurgiens-dentistes. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de l’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale de 2018. Il s’agit d’un « dispositif permettant d’expérimenter de nouvelles organisations en santé reposant sur des modes de financement inédits. Et ce, dès lors que ces nouvelles organisations contribuent à améliorer le parcours des patients, l’efficience du système de santé, l’accès aux soins ou encore la pertinence de la prescription des produits de santé », est-il expliqué sur le site du gouvernement.

Comment ça marche ? En Gironde et dans les Deux-Sèvres, les dimanches et jours fériés, pendant la permanence des soins (PDS) dentaires, des chirurgiens-dentistes libéraux assurent aujourd’hui une prise en charge des demandes de soins dentaires par téléphone. Un « forfait horaire chirurgien-dentiste régulateur » est spécialement prévu, ainsi qu’une formation à la régulation et aux outils métiers. Cette initiative permet de mieux évaluer les situations et de dissocier ce qui est urgent des soins non programmés. L’objectif étant d’améliorer le fonctionnement de la PDS dentaire et à terme d’étendre ce système à l’ensemble du territoire.  

« Les premiers retours d’expérience sont positifs, assure l’URPS CD NA. La présence de chirurgiens-dentistes est une ressource précieuse pour les assistants de régulation médicale et les médecins régulateurs. » En effet, cela permet non seulement au patient de bénéficier de conseils de professionnels et d’une orientation adaptée mais en plus d’avoir accès à des prescription à distance avec la transmission de l’ordonnance à la pharmacie de garde.

Une prise en charge plus fluide

Le dispositif améliore ainsi le quotidien des chirurgiens-dentistes de garde qui peuvent se concentrer sur la prise en charge des patients ayant vraiment besoin de soins en urgence.

Pour cette initiative, l’URPS CD NA est partenaire des Conseils départementaux et du Conseil régional de l’Ordre des chirurgiens-dentistes. Elle les soutient dans le cadre des échanges avec l’Agence régionale de santé et participe notamment à élaborer des outils d’aide à la régulation. Elle communique également sur ce nouveau dispositif qui s’étendra à d’autres départements si tout se déroule sans accrocs.

« Il s’agit là d’une véritable opportunité pour tester de nouvelles approches puisque ce dispositif permet de déroger à de nombreuses règles de financement de droit commun, applicables en ville comme en établissement hospitalier ou médico-social », explique le gouvernement quant à l’article  51 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018.