Ainsi, la microfissure est plus petite que 0,6 μm. Une contamination de la surface est exclue. En effet, on n’insère pas l’implant lui-même mais le « Gingiva-Shuttle » qui est délivré au départ de l’usine, puis vissé à un couple de serrage d’environ 10 Ncm : il y a donc très peu de risque de pénétration de bactéries dans la vis interne. Par ailleurs, une déformation ou l’usure du filetage de l’implant pourra être évité. Il n’y a pas de chape fermée avec saignement ou des filetages internes avec contamination gingivale. En outre, des restaurations temporaires ne sont pas nécessaires, ce qui facilite le travail pour le chirurgien-dentiste.

La Méthode d’Implantation Minimalement Invasive (Mimi) est agréable pour le patient. Suivant la chirurgie de trou de serrure, on fore une cavité d’os d’un diamètre plus petit que le diamètre du filetage de l’implant. Pour ce forage, on utilise d’abord des forets triangulaires (et pas des forets cylindriques). On peut forer dans l’os de manière transgingivale, c’est-à-dire à travers la gencive. En général, l’extraction d’une dent est plus inconfortable pour le patient que l’implantation selon la méthode Mimi.

Témoignage du Dr Yves COROS (06)

Une gêne post-opératoire a minima

J’utilise le système Mimi et les implants de la marque depuis deux ans. J’ai opté pour ce produit pour la simplicité de la technique, sa rapidité et sa fiabilité. La technique sans lambeau est innovante, et la présence des condensateurs pour travailler sur l’os nous permet d’offrir aux patients un confort et une gêne post-opératoire a minima, en effet, ils sont étonnés d’avoir des réactions en post-opératoire équivalentes à une simple extraction dentaire. Le prix est aussi intéressant. Je note un inconvénient : le prix proposé aux patients étant largement inférieur aux autres techniques, les patients ont tendance à croire à des technique ou implants en « discount ». Cependant, la technique est bonne, le système marche très bien, les patients sont ravis en post-opératoire. L’équipe de travail est formidable et toujours à l’écoute. Je pense qu’il faut que les implants soient plus connus et plus utilisés en France, et j’espère qu’on arrivera un jour au stade où la pose d’implant se fera dans les cabinets d’omnipraticiens aussi simplement que les autres actes de chirurgie ou de soins dentaires classiques, comme c’est le cas aujourd’hui en Allemagne avec les implants de la même marque.

Témoignage du Dr David DINONI (98)

Une chirurgie plus facile

J’ai utilisé des Bio-Horizon et en vingt ans de pratique implantaire, j’ai essayé la majorité des marques principales. J’ai choisi ce produit parce que je cherchais un système à connexion conique étanche, et également des implants de faible diamètre, qui personnellement m’ont toujours donné de meilleurs résultats. Par ailleurs, j’étais peu à peu passé de la technique enfouie à un temps chirurgical, puis au Flapless, avec des résultats identiques. Or, le système Champions amélioré pour la technique transgingivale m’a semblé très séduisant. Il y a beaucoup de bonnes surprises, en particulier les forets coniques et le forage lent à 200 trs / min., qui rendent la chirurgie bien facile. À l’évidence, je note également le gain (considérable) de temps de la méthode Mimi et le peu de suites opératoires. Je note d’autres avantages : la condensation / dilatation du site, le contrôle de couple, des piliers zircone bien conçus, le système du « shuttle » qui protège la gencive… Et puis, une fois que l’on a le système en main, j’aime les implants « une pièce », qui sont une solution encore plus élégante.

Je ne vois pas d’inconvénients sur le système lui-même. Sur la communication, par contre, tant de dogmes implantaires sont remis en question, en particulier dans les cas de mise en charge immédiate sur implants ne pièce, que cela peut intimider l’implantologue venant d’un système plus traditionnel. Je pense que celui-ci a intérêt à commencer avec l’implant (R)Evolution, pour ne pas trop changer ses habitudes, et il se rendra vite compte que le système permet bien d’autres choses. Un seul bémol : les chiffres sur les boîtes sont trop petits.

Témoignage du Dr Frédéric LORENTE (84)

L’implant s’adapte à de nombreuses indications

J’ai débuté l’implantologie avec le système Straumann en 2001, rarement complété par du Bränemark System. Généralisant dès que possible la préparation par ostéotomie et la réduction des lambeaux, j’ai découvert en 2009 la technique implantaire Mimi associée aux implants Champions. Pour mes premiers traitements, n’étaient disponibles que les monoblocs, seuls existants à l’époque et actuellement référencés dans la gamme sous les noms de « Classic » et « New Art ». L’implant deux pièces R(E)volution a été commercialisé au printemps 2011, mon premier cas date de juin 2011. Le système Champions est initialement prévu pour une implantologie trans-gingivale Mimi et tous les produits de la marque, que ce soit la trousse (forets, expanseur, clef) ou les implants sont destinés à ce concept chirurgical bien que, en théorie, rien n’empêche de poser l’implant de façon conventionnelle. Avec de l’expérience, on constate que cet implant placé en en Mimi s’adapte à un très grand nombre d’indications, alors que bien sûr, les implants monoblocs ont plus de limites du fait de la mise en charge immédiate. Le développement récent d’une gamme de piliers vissés rend le système encore plus généraliste. La technique et l’implant permettent une approche « simplifiée » de la chirurgie implantaire avec une diminution des contraintes opératoires, des temps d’interventions et du coût du traitement. Les avantages sont bénéfi ques au praticien comme à son patient, et ceux qui ont connu les deux techniques de pose font vite leur choix. L’implant permet une phase chirurgicale confortable et rapide, et la mise en place de gingiva clips assure une belle maturité gingivale. La phase prothétique est précise et bien élaborée, satisfaisant autant le laboratoire que le praticien. L’implant a été conçu et développé par des implantologistes associés à des prothésistes et traduit bien le pragmatisme et l’efficacité allemande. L’idéal serait la possibilité au niveau prothétique de réaliser des piliers anatomiques par Cfao, bien que les piliers titanes à fraiser au laboratoire et les piliers zircone ICA offrent déjà des solutions. Les inconvénients ? Ce sont ceux de la technique Mimi, car généraliser les poses d’implants en trans-gingival ne s’improvise pas. Il faut bien intégrer le protocole et le respecter, et je pense qu’une expérience de l’implantologie « classique » avec lambeaux est un préalable. J’ai depuis fi n 2009 placé plus de 400 implants Champions en méthode Mimi, avec autant de R(E)volutions que de monoblocs. Le recul personnel validé par une iconographie photos et radios de tous mes traitements ne me fait pas regretter ce choix.

Témoignage du Dr Hervé BIRBES (95)

Un temps chirurgical peu traumatique

J’utilise la méthode depuis janvier 2013. J’utilisais précédemment les implants de Nobel Biocare mais la partie chirurgicale était confi ée à un stomatologue référent. Pour répondre à la demande de mes patients, et pouvoir maîtriser l’ensemble du processus implantaire dans le cadre d’un cabinet omnipratique, j’ai cherché une technique d’implantation Flapless. J’ai suivi la formation proposée par le Dr Nedjat (concepteur de la méthode Mimi). Cette technique a été conçue dès le départ pour une utilisation en cabinet omnipratique en cherchant toujours la simplification et la rationalisation de la séquence chirurgicale en respectant les fondamentaux de la régénération osseuse. La technique Flapless, associée à l’implantation Mimi, permet de proposer un temps chirurgical peu traumatique et des suites opératoires généralement réduites. Mes patients apprécient. Cette technique est en évolution constante et le concepteur continue de travailler en ce sens. J’ai la chance d’être en contact permanent avec lui et de pouvoir adapter mon exercice de manière régulière. L’aventure continue.