Il s’adapte aux espaces mésio-distaux réduits en secteur incisif, afin de faciliter les restaurations unitaires.

Témoignage du Dr Guillaumin THOMAS (57)

Solidité et faible diamètre

J’utilise cet implant depuis quasiment sa sortie, c’est-à-dire environ trois ans. À l’époque, sachant que celui-ci devait être commercialisé sous peu, j’ai mis en suspens des cas de restauration buccale afi n d’utiliser un implant qui me paraissait avoir toutes les qualités requises pour le replacement des incisives mandibulaires et des incisives latérales du maxillaire supérieur. Avant la sortie de cet implant, il fallait ruser avec la prothèse (un implant pour deux dents, bridge collé…) aucun implant ne donnait vraiment satisfaction ; tous étaient trop gros et avec des contraintes liées au porte-implant. Les connexions étaient fragiles et pas faciles d’utilisation. C’est également le seul implant issu d’une grande marque d’implant qui ait un diamètre aussi fin. De plus, c’est un implant en titane grade 5, donc gage de solidité malgré son faible diamètre. Outre ses faibles dimensions permettant de répondre à des situations cliniques difficiles, là où l’os est très étroit et où la distance entre les incisives adjacentes est faible, cet implant se pose sans porte-implant. C’est un réel avantage dans des zones étroites. La connexion utilisée est également intéressante, car elle fait appel au cône morse et au « platform switching ». Cela permet d’assurer une parfaite intégration de la prothèse dans un contexte gingival délicat. Je trouve néanmoins que la Cfao manque encore pour l’instant. Je rajouterai également des connexions comme celles des locators pour parfaire un système pourtant déjà bien complet avec un large choix de piliers (différentes hauteur et angulations de 0 à 23°).

Témoignage du Dr Christian MOLÉ (54)

Une innovation performante

J’ai commencé à utiliser ce nouvel implant étroit dès sa mise sur le marché. Les concepts précédents d’implants étroits ont auparavant toujours imposé un certain nombre de contraintes et de limites technologiques qui les rendaient mal adaptés à de nombreuses situations cliniques (diamètres résiduels trop larges, cols trop fragiles en connectique interne, plateformes trop étriquées en connectique externe, implants monoblocs mal remodelables et impossibles à enfouir…). Tout d’abord surpris et dubitatif devant ce nouveau concept, en connectique interne mais impacté et non-transvissé, j’ai pu échanger avec les ingénieurs à l’origine de son développement et de sa conception biomécanique tout à fait novatrice. J’ai été séduit par la rigueur des protocoles de tests qui avaient été élaborés pour sa conception autant que par les résultats apportés en expérimentations in vitro. En tant que praticien spécialisé et exclusif chirurgical, j’avais auparavant testé de nombreux systèmes d’implants dits « étroit » ou « narrow-platform » sans être toujours parfaitement satisfait des résultats esthétiques ou biomécaniques obtenus. Fidèle à mon activité implantaire et ma collaboration de longue date avec la société Biomet 3i, j’utilise chaque fois que cela est possible les implants de 3,25 mm de diamètre et à connectique interne (pour de meilleures commodités de réalisation prothétique auprès de mes correspondants). Force est de constater que ce nouveau produit répond particulièrement bien à certaines de nos attentes cliniques particulières (incisives mandibulaires, crêtes édentées séquellaires d’agénésies et présentant des concavités importantes de la corticale externe vestibulaire, incisives latérales maxillaires très étroites ou en « grain de riz », convergences ou proximités radiculaires impossibles à remanier sur le plan orthodontique…). La technique chirurgicale est simple car le nombre de forets à utiliser est très réduit. De plus, la trousse spécifi que est simple et peu onéreuse. Toutefois le recours à cette nouvelle démarche thérapeutique impose à mon avis une expérience particulière dans le domaine de l’implantologie chirurgicale et prothétique. La rigueur de positionnement du point d’émergence et de l’axe s’impose dès les premières secondes de forage. Le couloir chirurgical est en général très étroit et non permissif de la moindre approximation. Ce n’est pas avec ce système qu’il faut « faire ses armes » en implantologie. Pour la partie prothétique différentes options s’offrent à l’opérateur, depuis le choix d’un enfouissement temporaire ou d’une mise en fonction transmuqueuse d’emblée, jusqu’à la possibilité de mise en esthétique immédiate, grâce à un choix bien raisonné de composants prothétiques et transgingivaux. À vrai dire, je n’ai pas jusqu’à aujourd’hui trouvé de réel inconvénient à ce système. Je pourrais juste faire remarquer qu’il impose l’acquisition d’un impacteur prothétique spécialement dédié, par les correspondants qui vont avoir à réaliser la prothèse. Toutefois, et pour de premiers cas de nos confrères, la marque a toujours accepté de mettre à disposition gracieusement cet impacteur afi n de ne pas en imposer l’achat dès le premier cas. Je conseille vivement ce produit.

Témoignage du Dr Bertrand ROUSSELET (01)

Excellente résistance mécanique

J’ai eu l’opportunité de poser le premier Axiom 2.8 au monde en avril 2010. J’entends par là que c’était le premier posé dans le cadre du suivi clinique du nouvel implant Axiom 2,8. En effet, j’ai fait parti du groupe testeur. De ce premier cas, j’ai publié un article dans la revue « Implant ». Précédemment, j’utilisais des implants de diamètre 3.4 de la gamme Axiom. J’ai choisi ce produit car ma relation privilégiée avec la marque m’a permis de tester cet implant avant tout le monde. J’ai accepté leur offre car je connaissais leur sérieux dans le développement de nouveaux produits. Les études bibliographiques sur les systèmes implantaires sans vis de transfi xation ont montré leur fiabilité à long terme quant à la résistance à la désimpaction des faux moignons sans vis de transfixation. Les tests de résistance de l’Axiom 2.8 par des organismes indépendants ont quant à eux prouvé l’excellente résistance mécanique du col. Parfois même supérieure à des implants de diamètre standard. Ayant un grand nombre de patients présentant des agénésies (je travaille en collaboration avec des orthodontistes,) la question du choix de ce type d’implant ne se posait plus. J’aime son vrai diamètre réduit sur toute sa longueur, le choix exhaustif de la connectique prothétique, le protocole chirurgical simple, la trousse simple et l’impacteur prothétique calibré (« Safe Lock »).