En effet, l’hydrolyse est une bombe à retardement. Le taux de polymérisation et de conversion des résines et composites dentaires se situe entre 59 et 65 %. Plus du tiers en moyenne des molécules organiques utilisées dans ces produits restent donc libres après la prise, et sont capables de se diffuser dans le milieu buccal. La majorité de ces molécules (BisGMA, TEGDMA et HEMA), sont hydrolysables par les enzymes salivaires qui les scindent en substances toxiques pour l’organisme. Seul, l’uréthane dimétacrylate (UDMA) n’est pas hydrolysable. Le TEGDMA (Triethylene glycol dimethacrylate) est facilement hydrolysé par les enzymes salivaires, en formaldéhyde, hautement toxique. Le BisGMA (Bisphénol Glycidyl Metacrylate) et ses dérivés (BisEMA) sont difficilement hydrolysables mais ils peuvent quand même libérer de faibles quantités de BPA. L’HEMA (Hydroxy Ethyl Metacrylate) Monomère peut entraîner des mutations et des cancers. Il est facilement hydrolysé par les enzymes salivaires, en formaldéhyde, hautement toxique.