La restauration post-endodontique d’une dent joue un rôle clé dans le pronostic à long terme de celle-ci. Bien souvent, les dents soumises à un traitement endodontique présentent des déficits importants de substance dentaire qui affaiblissent sévèrement la structure de la dent.

Les conséquences incluent des lésions carieuses qui, dans la plupart des cas, précipitent le traitement endodontique en raison de leur nature extensive, sans compter les effets du traitement lui-même. La création d’une cavité d’accès adaptée, la préparation du canal et le placement d’un tenon radiculaire, qui s’avère souvent nécessaire pour conserver un moignon adhésif, entraînent une perte de substance et rendent généralement la pose d’une couronne inévitable.

Dans ce contexte, la marge finale doit être située dans la substance dentaire et encercler le moignon à une hauteur de 1,5 mm (effet « ferrule »). Cela permet de s’assurer que la reconstruction ultérieure peut également résister aux contraintes exercées par le basculement. Cependant, le maintien de la forme en ferrule s’oppose à la préservation de la largeur biologique, qui correspond à la distance entre l’épithélium oral sulculaire et l’os alvéolaire, décrite comme étant de 2 mm dans la littérature. Pour une restauration réussie et durable, il est extrêmement important de conserver ces deux paramètres. La médecine dentaire moderne dispose d’un large éventail de matériaux et de techniques de fabrication pour réaliser des couronnes individuelles, ce qui permet de choisir la situation initiale la mieux adaptée.

Pour des raisons esthétiques, nous utilisons de plus en plus les systèmes « tout céramique ». Dans le cas ci-dessous, nous avons choisi une couronne en zircone tout céramique et un scellement auto-adhésif pour garantir à la fois la résilience et la stabilité.