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L’apnée du sommeil est-il un facteur de vieillissement vasculaire ?

Homme dormant appareillé. Apnée du sommeil

Une récente étude met en évidence le lien entre apnée du sommeil, ronflement et rigidité artérielle. La variabilité nocturne des troubles respiratoires du sommeil apparaît comme un marqueur de risque cardiovasculaire indépendant.

L’évaluation des troubles respiratoires du sommeil repose souvent sur des mesures ponctuelles. Pourtant, leur fluctuation nocturne pourrait modifier l’appréciation du risque vasculaire. De nouvelles données en vie réelle invitent à repenser les stratégies diagnostiques et de suivi chez les patients concernés.

Apnée du sommeil et risque vasculaire : que dit l’étude ?

Une étude publiée dans Npj Digital Medicine a analysé les données longitudinales de 29 653 adultes suivis pendant environ quatre ans dans 20 pays. Les chercheurs ont évalué la sévérité de l’apnée du sommeil, incluant les épisodes d’hypopnée, ainsi que la durée du ronflement, à l’aide de dispositifs connectés utilisés à domicile.

Les résultats montrent une association significative entre la sévérité des troubles respiratoires du sommeil et l’augmentation de la rigidité artérielle, mesurée par la vitesse de l’onde de pouls (PWV). Cette augmentation atteint +0,16 m/s dans les formes sévères. Fait notable, une forte variabilité nocturne de l’indice d’apnée-hypopnée est associée à un risque vasculaire comparable à celui des formes sévères, indépendamment de l’âge, du sexe et de l’IMC.

Le ronflement, même en l’absence d’apnée diagnostiquée, est également corrélé à une rigidité artérielle accrue. L’impact apparaît plus marqué chez les sujets jeunes, suggérant un effet précoce sur le vieillissement vasculaire.

Quelles implications pour la pratique clinique ?

La variabilité des troubles respiratoires du sommeil constitue un indicateur pertinent à intégrer dans le parcours diagnostique. Chez les patients présentant une apnée du sommeil légère ou des épisodes fréquents d’hypopnée, le risque cardiovasculaire pourrait être sous-estimé. L’intégration d’un suivi multi-nuits, notamment via des dispositifs connectés, permettrait une évaluation plus fine.

Sur le plan thérapeutique, la pression positive continue (CPAP) montre une réduction significative de la rigidité artérielle. Les modifications du mode de vie participent également à l’amélioration du profil vasculaire, renforçant l’intérêt d’une prise en charge globale et individualisée.

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