Rendez-vous non honorés : la " taxe lapin " de retour

Le premier ministre s'est montré favorable à une taxation des rendez-vous non honorés par les patients, un principe défendu par l'Union Dentaire. 

Par Agnès Taupin, publié le 02 février 2024

Rendez-vous non honorés : la ” taxe lapin ” de retour

Si on a un rendez-vous médical et qu’on ne vient pas, on paie ! “, a énoncé Gabriel Attal lors de son discours de politique générale. Le premier ministre a clairement montré sa volonté de lutter contre un phénomène d’ampleur que sont les rendez-vous non honorés qui font perdre ” des millions d’heures ” aux médecins.
Selon une enquête réalisée par Doctolib, les chirurgiens-dentistes sont les plus concernés par les rendez-vous auxquels les patients ne se présentent pas (6,2 %).

Par ses propos sans ambiguïté, le premier ministre a inscrit à nouveau dans l’actualité la ” taxe lapin ” introduite par les sénateurs LR dans le dernier projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Une taxe qu’appelle de ses vœux l’Union Dentaire. ” Dans les cabinets dentaires, le phénomène des rendez-vous non honorés par les patients est en augmentation et entraîne de lourdes répercussions sur le travail et l’organisation de l’équipe dentaire. Et c’est une perte de chance pour d’autres patients qui sont en attente de soin “, dénonce-t-elle dans un communiqué.

L’Union Dentaire a demandé au ministère de la Santé que les patients soient responsabilisés. Elle a créé une affiche à destination des cabinets dentaires à disposer dans les salles d’attente pour sensibiliser les patients. Elle rappelle que s’il est interdit de facturer une consultation non honorée, ” il est possible de ne plus recevoir un patient, hormis en urgence, pour convenance personnelle. Dans ce cas, le chirurgien-dentiste doit informer le patient et le rediriger vers d’autres praticiens “.