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Tabagisme en France : une baisse encourageante

Homme cassant une cigarette en deux. tabagisme en France, chiffres 2026

Malgré une diminution de la mortalité liée au tabac en 2023, celui-ci demeure la première cause de décès évitables. Les autorités de santé renforcent l’accompagnement personnalisé pour soutenir les 55 % de fumeurs souhaitant arrêter.

 Si la tendance est à la baisse, l’impact pathologique du tabagisme en France continue de peser lourdement sur le système de soins. Face à ce constat, Santé publique France intensifie ses dispositifs de sevrage pour atteindre les objectifs de santé communautaire.

Tabagisme en France : un fardeau sanitaire persistant

En 2023, le tabagisme a été responsable d’environ 68 000 décès prématurés en France, soit près de 11 % de la mortalité totale. Ce chiffre marque une baisse par rapport aux 75 000 décès recensés en 2015. Pour autant, le tabac reste le principal facteur de risque évitable. Cette diminution s’explique notamment par le vieillissement et la disparition de générations historiquement plus consommatrices, ainsi que par une amélioration des méthodes d’estimation. 

Les pathologies liées au tabac demeurent dominées par les cancers, qui représentent plus de 55 % des décès attribuables, devant les maladies respiratoires chroniques et les affections cardiovasculaires. Les inégalités territoriales restent, par ailleurs, très marquées : les régions des Hauts-de-France et du Grand Est enregistrent une surmortalité d’environ 40 % par rapport à l’Île-de-France.

Face à ce constat, le Programme national de lutte contre le tabac (PNLT) 2023-2027 réaffirme l’objectif d’atteindre une « génération sans tabac » d’ici 2032, avec une prévalence du tabagisme adulte inférieure à 5 %.

Les chiffres clés du baromètre de Santé publique France

Les données du Baromètre 2024 révèlent que 24 % des adultes de 18 à 79 ans fument, avec une prévalence du tabagisme quotidien établie à 17,4 %. Le profil type du fumeur quotidien consomme en moyenne 12,8 cigarettes par jour. L’enquête souligne une fracture sociale persistante : la prévalence atteint 30 % chez les personnes en situation financière difficile, contre 10,1 % chez les plus aisées.

Point positif pour la pratique clinique : 55 % des fumeurs quotidiens expriment le souhait d’arrêter. Pour transformer cette intention en action, la campagne « Devenir ex-fumeur », lancée en février 2026, mise sur le dispositif Tabac info service (39 89). Ce service offre un suivi gratuit par des tabacologues, outil indispensable pour pallier les inégalités d’accès au sevrage constatées selon le niveau de diplôme.

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