Depuis le 1er juillet 2021, les professionnels de santé libéraux peuvent percevoir des indemnités journalières (IJ) lorsqu’ils sont malades ou victimes d’un accident. Une « avancée notable » se félicite l’UNPS (Union nationale des professionnels de santé). Néanmoins, l’Union pointe de nombreux dysfonctionnements dans la mise en place de ce nouveau système.

Sur la base d’un questionnaire réalisé auprès de libéraux de santé ayant fait l’objet d’une cessation d’activité de plus de 3 jours depuis le 1er juillet 2021 (1 171 personnes dont 20 chirurgiens-dentistes), il est apparu que « dans 40,5 % des cas, la CPAM a mis plus de 60 jours pour traiter le dossier »… Or, les indemnités journalières sont normalement versées à l’issue d’un délai de carence de 3 jours, pendant une durée totale de 90 jours.

Pire, près de « 59 % des professionnels ayant perçu leurs indemnités ne les ont obtenues qu’après une réclamation, processus chronophage nécessitant de nombreux appels téléphoniques et, dans certains cas, des rendez-vous à la caisse, s’inquiète l’organisation. Dans près de la moitié des cas, les professionnels attendent toujours le versement de
leurs indemnités, certains depuis plusieurs mois, sans aucune information de la part de leur CPAM ».

Les recommandations de l’UNPS

« Relai des suggestions des professionnels de santé libéraux victimes de ces dysfonctionnements », l’UNPS alerte l’Assurance maladie et formule ses recommandations :

  • Améliorer la communication de la CPAM en cas d’arrêt de travail ;
  • mettre en place une aide administrative pour les professionnels afin d’alléger le processus, notamment le temps d’attente au téléphone ;
  • et simplifier, plus généralement, les démarches pour les indépendants.