Qui a accès à mes données numériques ?

Depuis le début de l’année, on assiste à une recrudescence d’attaques de types «ransomware» sur les hôpitaux et autres entités dans le domaine de la santé en France.

Cette conjoncture semble être liée à un ensemble de facteurs qui «facilitent»...

le travail d’organisations peu scrupuleuses, mais très bien organisées. Ces dernières ont pris pour cible les institutions et entreprises privées du domaine de la santé.

Nous sommes tous concernés !

Où nos données numériques, et plus particulièrement celles afférentes à notre santé, sont-elles hébergées ?

Dernier exemple en date, d’un long feuilleton qui n’a pas encore atteint son épilogue, celui du Data Heath Hub. La plateforme des données de santé (PDS) dont s’est dotée la France, il y a maintenant un peu plus de deux ans.

Le conseil de la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM) a fait part de «son opposition à un transfert d’une copie du système national des données de santé [SNDS] sur la solution actuelle d’hébergement du Health Data Hub», celle de Microsoft Azure.

Une prise de conscience s’impose

Qui n’a jamais assisté au transfert massif de ses contacts de WhatsApp vers Telegram/Signal ou autre application de messagerie instantanée en ce début d’année ?

Si nous sommes tous soucieux de nos données de santé numériques, de l’usage qui peut en être fait, nous n’avons pas toujours conscience de l’empreinte que celles-ci laissent et encore moins des usages dont elles peuvent faire l’objet.

Ceci étant dit, nous sommes tous acteurs et parties prenantes de la construction de cet écosystème numérique, auquel nous participons à la fois en tant qu’usager et contributeur de données de santé. Il existe en France un grand nombre d’acteurs proposant des solutions plus respectueuses de la vie privée et de nos valeurs nationales. Nos choix et actions devraient en tenir compte.

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