Actuellement, nous recevons des patients adressés pour des bilans dentaires, ceci avant des interventions le plus souvent de type orthopédique. Quel est le lien formel entre des approches médicales de nature musculo-squelettique et la thérapie endodontique par nature très localisée ?  Est-ce que les pathologies apicales d’origine endodontique peuvent entraîner d’autres troubles physiologiques dans...

l’ensemble du corps humain ?

Il est à noter que la majorité des articles traitent des liens entre la maladie parodontale et les affections déclenchées à distance dans le corps humain, les articles traitant des relations entre l’endodonte et le corps humain étant plus rares.

  1. Introduction

La première personne a avoir traité un problème articulaire est Hippocrate qui a signalé guérir l’arthrite articulaire en extrayant une dent (Francke, 1973). Depuis l’antiquité jusqu’au XVIIIe siècle, les bains d’urine furent utilisés pour traiter les caries (Dussourt, Ruel-Kallerman, 2012). Même si le lien entre les caries et la présence de diverses pathologies est aujourd’hui considéré comme une évidence (Ass. Médicale Chirurgie Buccale, 2012), il fut établi dès le Moyen Âge (Buchet, 1983). 

D’un point de vue bactériologique, l’analyse de Sender (2016) montre qu’il existe une bactérie pour une cellule humaine. La masse totale de bactéries est d’environ 0,2 kg pour un homme de 70 kg. Concernant la cavité buccale, nous trouvons plus de vingt milliards d’organismes dans cet environnement buccal (Loesche, 1982), représentant près de 700 espèces différentes (Aas et coll, 2005). 

Il y a plus de dix milliards de bactéries dans un milligramme de plaque dentaire (Gibbons et coll, 1964). Ainsi, la cavité buccale pourrait servir de réservoir de bactéries qui pourraient se disséminer à distance dans le corps et causer des maladies chez les individus sensibles (Kumar, 2017). Déjà, en 1930, Rosenow a suggéré que certains agents pathogènes démontraient une prédilection pour des tissus cibles spécifiques : théorie de la localisation ou dissémination élective.

2. Le granulome apical

Lorsque le patient présente une contamination bactérienne dans l’endodonte, il va développer une LIPOE (lésion inflammatoire périradiculaires d’origine endodontique). Les LIPOE, couramment appelées « parodontite apicale », sont des manifestations pathologiques inflammatoires au niveau des zones périapicales et latéro-radiculaires. La parodontite apicale est l’une des maladies inflammatoires les plus courantes dans la cavité buccale (Bletsa et coll, 2012).

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