Publié en 1913, l’ouvrage de Sigmund Freud « Totem et Tabou » est évoqué ici par simple trait d’esprit et sans autre forme de malice, afin d’introduire l’un des sujets éminemment « tabou et totémique » pour l’école occlusale gnathologique, celui de la fonction canine [1].

Comment D’Amico a-t-il développé une nouvelle conception de l’occlusion en préconisant la protection canine ? La naissance d’un paradigme reste presque toujours une aventure empirique, émanant d’une personne ou d’un petit groupe, parfois liée en apparence au hasard. Les publications, les conférences, l’enseignement, les différentes interventions médiatiques ont un effet « boule de neige » au point que la nouvelle théorie occupe progressivement le champ de l’actualité, à laquelle se rallie la communauté des praticiens. 

La question essentielle demeure cependant celle de la validité scientifique des concepts ; les principaux textes publiés entre 1958 et 1961 par D’Amico, chirurgien-dentiste et anthropologue, autorisent un regard critique sur la genèse de la fonction canine [2,3,4,5,6,7]. L’occlusodontie fondée sur le niveau de preuve n’interviendra pas dans l’analyse, car le débat relève de la simple observation et du bon sens. Tout le monde mastique…

I – Une nouvelle théorie de l’occlusion

1 – Théorie scientifique ?

C’est une vérité provisoire, qui dure aussi longtemps que les faits se comportent comme la théorie le prédit ou le décrit. Une théorie n’est ni vraie ni fausse ; elle est remplacée dès qu’une nouvelle théorie a une meilleure emprise sur la réalité [8, 9, 10, 11]. D’Amico avait prévenu modestement son lecteur : « Je souhaite que mon effort encourage quelques groupes ou personnes à lancer un programme de recherche pour prouver que mes découvertes sont vraies ou fausses. Ce sera le seul moyen de chercher ou de trouver la vérité [2 dans la préface]. » Malheureusement, la protection canine, voire la fonction de groupe, n’ont jamais été validées par quiconque depuis 1958, et un long cheminement d’une soixantaine d’années a vu cette hypothèse progressivement érigée en axiome de la pensée unique gnathologique [12]. 

2- Le renouvellement du paradigme par le doute

Le système explicatif donne satisfaction jusqu’au point de rupture qu’engendre l’apparition de doutes ou de questions restées sans réponses. En 2007, un professeur d’orthodontie australien, Donald J. Rinchuse [7] s’interroge sur la validité de la théorie de la fonction canine, et s’insurge contre son modèle exclusif ; il se rallie sans enthousiasme véritable à la perspective d’une fonction de groupe. Si son analyse a le mérite d’exprimer un doute partagé, il n’est cependant pas allé jusqu’au cœur du problème posé, parce qu’il ne connaissait pas le schéma fonctionnel de la mastication utilisé aujourd’hui, avec les entrées et les sorties de cycle de mastication et le guidage par le couple des premières molaires [14, 15, 16, 17].

3 – Les questions fréquemment posées

Elles trouvent maintenant leurs réponses à la lumière des concepts fonctionnels [18] (Tableau).

II – Les écoles...

occlusales 

1- L’école des prothésistes et la critique de D’Amico

La première théorie occlusale développée par Bonwill en 1885, par Von Spee en 1890, reprise par Gysi en 1912, est élaborée pour réaliser des prothèses complètes bimaxillaires stables en établissant des contacts simultanés sur toutes les dents lors de tous les mouvements excursifs. Ceci suppose des dents plates, sans cuspide de guidage, et une muqueuse dépressive pour amortir les interférences. D’où sa dénomination : occlusion balancée, occlusion bilatérale, occlusion équilibrée bilatérale, occlusion généralement équilibrée. Von Spee décrivait un cycle masticatoire circulaire s’effectuant dans le sens antéro-postérieur et dont le seul but était l’écrasement des aliments plutôt que la mastication. Ainsi pouvait-il être gêné par les canines ; d’où son invitation à les meuler [4].

D’Amico assimile ce modèle mécaniste au modèle herbivore présentant des dents plates et usées ; mais il ne pourra pas se résoudre pour des raisons philosophiques, théologiques, anthropocentriques, à l’idée que le modèle de fonctionnement de l’homme soit assimilable au modèle animal. Il a raison selon le point de vue occlusal de ne pas se résoudre à l’idée qu’une denture humaine usée soit identique à une denture d’herbivore et que l’occlusion balancée puisse servir de modèle de restauration de la denture humaine. Et pour contrer le modèle de l’occlusion balancée, son argumentation reposera sur l’hypothèse selon laquelle la canine protègerait la dentition de l’usure. C’est ainsi que nous passons de la consigne de meuler la canine à la consigne inverse, à sa « sacralisation ». Chez les primates, selon D’Amico, « la dentition est conçue pour une action de cisaillement et de coupe et non pour l’action de broyage des herbivores et des ruminants. »

2- L’école des gnathologistes

Lorsque les concepts mécanistes ont été appliqués à la prothèse fixée, entre 1920 et 1960 avec Mc Collum-Stallard-Stuart-D’Amico, il a fallu résoudre deux problèmes. Premièrement : quelle est la position de référence de la mandibule ? La réponse a été rapide, invariable et universelle, c’est la relation centrée comme chez les sujets édentés ; mais pour les sujets dentés, la définition de la relation centrée n’a jamais cessé d’être contestée, évoluant vers le freedom in centric

Deuxièmement : comment gérer les contacts occlusaux en dynamique, et la réponse a été tout aussi invariable depuis : en latéroclusion par la protection canine, pure d’abord (puis logiquement « impure » ensuite) avec la fonction de groupe, mais sans contact du côté non-travaillant ni sur les dents antérieures.

Pendant la proclusion s’effectuant entre les 6 dents antérieures maxillaires et les 8 dents antérieures mandibulaires, il n’y a pas de contacts postérieurs, et vice versa ; c’est le principe de la protection mutuelle. Ces principes sont encore malheureusement très largement appliqués si on ne recourt pas à la simulation des mouvements fonctionnels de mastication [19, 20, 21, 22, 23].

III – L’analyse de D’Amico

« Dans l’étude des primates, nous observons que la dent la plus dominante des dentitions naturelles, et celle qui présente la plus grande variation de dimension, c’est la canine… Sa relation fonctionnelle et sa position sur l’arcade dentaire sont constantes dans tous les cas… les canines supérieures recouvrent et se verrouillent entre la canine inférieure et la première prémolaire [2]. »

1 – La canine remplit trois fonctions en 1958

Le premier rôle est celui d’un « stress breaker » naturel, un inhibiteur de stress. « Leur position d’engrènement permet principalement de guider la mandibule dans un mouvement de charnière glissante lors de la fermeture en position centrée, de sorte que l’ampleur de la force appliquée pendant la mastication soit dirigée selon le grand axe des dents et qu’une telle force appliquée soit équilibrée par une force de résistance d’égale grandeur. » Il est en concordance avec d’autres auteurs, tels que W. M. Krogman : la canine est une « dent de guidage [2] ».

Le second rôle, grâce à la multitude de récepteurs parodontaux, est de protéger le parodonte des autres dents. Les herbivores ont une mastication unilatérale alternée, avec des rails de guidage orientés selon des axes diagonaux, opposés des deux côtés, les empêchant de ce fait de mastiquer avec une congruence simultanée de toutes les faces occlusales. De plus, leur denture est à croissance continue, auto-réparatrice. L’usure irréversible des dents humaines allant jusqu’à l’occlusion en bout-à-bout incisif est principalement liée aux régimes alimentaires. Préserver de l’usure et guider par la canine sont les deux piliers de la prévention et de la thérapeutique selon D’Amico. Il contribue dans les années 1950-1970 au remplacement de la théorie mécaniste des prothésistes par ses vues nouvelles.

Le troisième rôle est de soulager le travail des ptérygoïdiens. « Les canines agrandies des anthropoïdes servent à guider la mandibule en position centrée, éliminant ainsi le recrutement et le développement des muscles ptérygoïdiens médians et latéraux ». Sauf que le ptérygoïdien médial est élévateur et protracteur, et que le ptérygoïdien latéral est un muscle de l’ouverture, de la protraction et de la diduction centrifuge ; il n’agit pas en harmonie avec le ptérygoïdien médial [15]…

2 – La canine verrou de l’occlusion ?

S’il n’y avait pas d’usure généralisée, l’homme « aurait présenté une relation des canines en supraclusion (overbite) et une relation vérouillée-engrenée (interlocking) ». Telle est l’hypothèse, fragile sur le plan scientifique, non vérifiée sur le plan clinique, qui évoluera malheureusement en dogme.

D’Amico explicite sa pensée sous l’effet probable de critiques qui lui sont parvenues entre janvier et juin 1958 et il admettra à juste titre que l’occlusion tripodique verrouillante n’est pas observable (d’autant plus qu’il a 58 ans), qu’il existe en OIM un léger degré de liberté évalué à 1 mm, correspondant à ce que Norman Bennett décrit en 1908 sous l’appellation d’ « early side shift », évalué à 0,75 mm pour 85 % de la population et variant de 1 à 4 mm [24]. Cet « early side shift » est observable aujourd’hui sur les vidéos de mastication en image par image, en début de sortie de cycle, juste après le passage par l’OIM, par contre uniquement du côté mastiquant.

IV – Les autres théories de la fonction de la canine

1 – Charles S. Tomes

D’Amico connaissait « Les dents des mammifères » chapitre 8 page 273, et l’hypothèse de Tomes [25] : « Les mâles de nombreux singes frugivores ont des canines beaucoup plus grandes que celles des femelles ; elles ont percé tardivement, en coïncidence avec l’atteinte de la maturité sexuelle, et servent d’armes à leurs possesseurs lors des combats avec les autres mâles… les ruminants qui sont armés de cornes n’ont pas de canines. Et réciproquement. » Mais il n’a pas retenu l’excellente hypothèse de Tomes.

2 – Pascal Picq [26]

Les grandes canines sont liées au dimorphisme sexuel et elles n’influencent pas la mastication sinon elles seraient un obstacle à la survie de l’espèce. La mécanique masticatoire de l’homme et du singe sont analogues, il n’existe pas de corrélation entre régime alimentaire et taille de la canine.

Le gibbon monogame n’a pas de canine saillante ; le bonobo polyandre accuse une différence à peine marquée, de même que le chimpanzé. Par contre, vivant en harem, le mâle gorille, l’orang-outang, le babouin ont des canines marquées et cependant ils mastiquent de la même façon que les femelles. 

Le dimorphisme sexuel s’estompe à partir de 7 millions d’années (Ma) pour Toumaï, à partir de 4 Ma pour les australopithèques, et à partir de 3 Ma pour le genre Homo. Le cycle de mastication gagne en amplitude médio-latérale, la canine reste en place assurant toujours la transition entre le bloc antérieur et le bloc post-canine ; elle n’a pas de fonction spécifique et fait désormais figure d’« exaptation ». Elle est stable depuis 2 Ma.

Malgré son talent d’orateur, il semble que les conférences et publications de Pascal Picq sur la canine n’aient pas eu de grand impact intellectuel auprès des gnathologistes…

3 – La canine et le cycle de mastication en occlusion fonctionnelle

L’éruption de la canine est tardive chez Sapiens et coïncide avec l’âge de la maturité sexuelle (12 ans). L’individu possède son cycle définitif de mastication dès l’éruption des premières molaires. À 12 ans, les canines s’intègrent dans le cycle, mais ne le dirigent pas. Il en est ainsi pour l’individu depuis l’âge de 6 ans et pour les mammifères depuis 30 Ma. Aucun auteur n’a montré à ce jour que le cycle de mastication se modifie avec l’apparition des canines.

Un cycle de mastication débute en OIM. Une phase non-dentaire, pilotée par les ATM et les muscles débute par l’ouverture presque sagittale médiane chez l’adulte, se poursuit par l’adoption d’un côté préférentiel, se poursuit par une phase de fermeture dirigée de l’extérieur vers l’intérieur, de l’arrière vers l’avant et du bas vers le haut, pour aboutir à une phase dento-dentaire pilotée à son tour par les dents. Le premier contact de guidage est assuré par le sillon de Le Gall (sillon vestibulo-distal de M6 inférieure) qui suit le versant interne de la cuspide disto-vestibulaire de M6 supérieure jusqu’à l’OIM. Ensuite s’effectue un changement de direction dû à l’orientation du pont d’émail vers la canine opposée à la mastication. La fonction de la canine dès lors est double : le contact des canines du côté non-mastiquant limite l’amplitude transversale du mouvement (protection directe des dents antérieures et indirecte des ATM) et provoque par réflexe proprioceptif l’ouverture de la bouche et le démarrage d’un nouveau cycle de mastication. La distinction entre un guidage antérieur et un guidage postérieur n’existe pas ; le seul couple des M6 accomplit l’ensemble du guidage, de l’entrée de cycle qui protège l’ATM à la sortie de cycle qui protège les dents antérieures, suivant ainsi les deux directions du pont d’émail et passant bien sûr par l’OIM (l’unique position de référence) et non par la relation centrée. La gnathologie effectue un demi-cycle de mastication en sens inverse de l’entrée de cycle. C’est sur le plan de la physiologie une absurdité. La canine homolatérale du côté mastiquant participe activement à l’entrée de cycle (incision, percement, dilacération) et, dépourvue de cuspide, elle ne participe pas à la sortie du côté mastiquant.

Conclusion

Dans « Les Parties des Animaux », Aristote écrit que les dents servent à la mastication, celles des hommes ayant une fonction supplémentaire, la phonation ; il avait aussi observé que le sanglier par exemple possède des canines saillantes, contrairement à la laie ; cette différence a été attribuée dans l’Antiquité à la séparation des tâches entre les mâles dont le propre est de « frapper » parce qu’ils sont forts et courageux, et les femelles qui sont plus destinées à « mordre » [27].

Deux mille trois cents ans plus tard, D’Amico élabore une hypothèse sur le rôle de la canine sans même évoquer la différence de fonctionnement entre un mâle à canines saillantes qui, lui, serait guidé pendant les cycles de mastication, et les pauvres femelles dépourvues de cet avantage, qui ne pourraient pas mastiquer aussi bien… Heureusement que l’évolution, dans sa grande sagesse a réduit la taille des canines de Monsieur Sapiens ! 

Cette analyse régressive de la fonction de la canine a été rectifiée d’une part par les anthropologues, « canine = sexe » et par les nouvelles théories de l’occlusion fonctionnelle présentées dès 1994 par Jean-François Lauret et Marcel Le Gall, qui rendent définitivement caduque la théorie de la fonction canine au profit du couple premières molaires guidant la mastication avec le pont d’émail, dès 6 ans.

Jeanmonod [28] avait mis la profession en garde : « Le réflexe a été d’extrapoler au moment où l’occlusodontie est née. L’occlusodontie s’est alors engagée dans une voie qui était complètement en marge des connaissances déjà acquises en physiologie à cette époque. » Oui, la gnathologie oublie la mastication, fonction princeps, quand elle n’essaye pas de la nier ou de la présenter comme une parafonction.

L’evidence based medicine est tout à fait inutile pour prouver que l’homme mastique et qu’il n’effectue ni des latéroclusions ni des proclusions, il suffit d’observer…

Auteur 

Dr Roger JOERGER

Occlusodontologiste

Maître de conférences occlusodontie

Responsable du DU d’occlusion fonctionnelle, faculté de chirurgie dentaire de Strasbourg

MCU/exercice privé (Strasbourg)

Roger Joerger, disparu en novembre 2021, avait écrit pour Dentoscope cet article en « hommage à Jean-François Lauret, Marcel Le Gall et Christophe Landeau ».

Bibliographie

[1] Freud S.Totem et Tabou. Payot, Paris, 1970.

[2] The canine Teeth, Normal Functional Relation of the Natural Teeth of Man. Journal of the Southern Calif. Dental Association 26 (1,2,4,5,6,7) 1958. 

[3] Application of the Concept of the Functional Relation of the Canine Teeth. Journal of the Southern Calif. Dental Association 27 (2) 1959.

[4] Origin and Development of the Balanced Occlusion Theory. Journal of the Southern Calif. Dental Association 28 (10) 1960.

[5] Fixed partial Dentures. Functional Occlusion of the Natural Teeth of Man. The Journal of Prosthetic Dentistry 11 (5) 1961.

[6] New Concept of the Functional Occlusion of the Natural Teeth in Restorative Dentistry. Texas Dental Journal 80 (1) 1962.

[7]  A Study of the Comparative Functional Mammalian Masticatory Systems. Journal of the Southern Calif. Dental Association 33 (10, 11, 12) 1965.

[8] Logique et connaissance scientifique. Piaget J,Ullmo J. Pleiade, Paris,1967; 656-666.

[9] Bernard C. Introduction à la médecine expérimentale. Garnier-Flammarion, Paris,1966.

[10] Bachelard G. Le nouvel esprit scientifique. PUF, Paris,1971.

[11] Joerger R. Evidence Based Medicine ou Evidence Based Occlusoddontie ? Clinic. 2021;42(397):9-112.

[12] Le Gall M, Joerger R. La canine 60 ans après D’Amico : mythe ou réalité. Publié sur le site de l’université de Strasbourg.2018. www.univoak.eu accès libre.

[13] Rinchuse DJ, Kandasamy S, Sciote J. A contemporary and evidence-based view of canine protected occlusion. Am J Orthod Dentofacial Orthop 2007;132:90-102.

[ 14] Lauret J.F., Le Gall M.G. La mastication. Une réalité oubliée par l’occlusodontologie ? Cah Prothèse. 1994.85:30-46.

[15] Le Gall M, Lauret JF. La fonction occlusale, Implications cliniques. 3e édition. Éditions CdP, 2011. 

[16] Le Gall M, Lauret JF. The function of mastication: implications for occlusal Therapy. Pract. Perio. Aest. Dent. 1998,2:225-229.

[17] Le Gall M. Site internet : mastication-ppp.net

[18] Occlusion et manducation. 16e Journées Internationales du CNO, Multimedia Symposium Transcription, Calliscope:5 et 6 mars 1999.

[19]  Mac Collum BB. Fundamentals involved in prescribing restorative dental remedies. Dent Items, 1939: 522-535, 641-648, 724-736, 852-863, 942-950.

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[23]  Lucia V. Modern gnathological concepts-updated. Chicago, Quintessence Publishing. 1983: 449.

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[25] Tomes CS. A manual of dental anatomy human and comparative.Presley Blakiston, 1882:273.

[26] Picq P. La canine humaine : évolution et signification adaptative. Rev Orthop Dento Faciale 2010;44:9-15.

[27] Aristote. Les parties des animaux. Budé Belles Lettres, Paris 1957, livre III, Rôle et forme des dents : 63-65.

[28] Jeanmonod A. Occlusodontologie, applications cliniques (préface). CdP, Paris. 1988.

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