La Société des Cendres (SDC) continuait encore jusqu’à une période très récente – du moins à l’aune de la longévité de l’entreprise – de fournir son service originel à savoir : le recyclage de la poussière d’or des joaillers les plus connus de la place Vendôme (voir encadré en page suivante). Petit à petit...

devenue marginale, cette activité a finalement été abandonnée en 2002 au profit du seul domaine de l’art dentaire. « L’or a amené la Société des Cendres sur le chemin du dentaire », rappelle Emmanuel de Choiseul. « Les bijoutiers venaient avec leurs poussières pour que nous en récupérions l’or. Ce sont ces poussières qui étaient appelées « cendres ». L’or et les autres métaux précieux étaient restitués aux joaillers ou vendu. Les dentistes, qui faisaient partie des clients, ont peu à peu demandé à la société de développer des produits spécifiques : des alliages précieux avec des titrages particuliers. C’est de cette façon, vers 1880, que la société a fait son entrée dans le dentaire. » Dans les années 1950, c’est même la SDC qui introduira en France l’orthodontie dentaire telle qu’on la conçoit aujourd’hui, dans le cadre d’un partenariat exclusif avec Unitek (avant que la marque ne soit rachetée par 3M).

Spécialisée dans la prothèse, l’orthodontie et la dentisterie

En 2009, la société prend ses quartiers à Vitry-sur-Seine,(Val-de-Marne) pour avoir une capacité de stockage plus importante et une logistique facilitée. « La mairie de Paris nous a demandé de nous délocaliser. Vous l’imaginez bien : le va-et-vient des camions n’était pas des plus simple rue des Franc-Bourgeois ! Notre bâtiment historique est devenu un magasin de mode [Uniqlo, NDLR] qui abrite encore la mémoire de la société avec un musée dédié à notre ancienne activité de recyclage d’or… Cela fait partie intégrante du patrimoine industriel de la ville : le propriétaire des anciens batiments y tient beaucoup. »Aujourd’hui forte de 35 personnes dédiées à l’art du dentaire, la SDC s’est spécialisée dans la prothèse, l’orthodontie et la dentisterie.

Par Guylaine Masini

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