Dans ce numéro de la Revue d’ODF :

Imagerie diagnostique 3D
Etiopathogénie et thérapeutique pluridisciplinaire

Carrière Motion Appliance


Eléments de prise de décision thérapeutique, en cas d’asymétrie. 2e partie : les asymétries avec symptômes de DTM
Paul Saulue, Sandro Palla, Jean-François, Laluque, Ambra Michelotti, Armelle Maniere-Ezvan, Nicolas Fougeront

Il est important pour les orthodontistes, selon les recommandations internationales, de dépister les patients à risque de dysfonctionnements temporomandibulaires (DTM). Plusieurs questions se posent : quel patient est à risque ? Quel patient dépister ? Que doit dépister l’orthodontiste ? La littérature montre que l’occlusion a un rôle étiologique insignifiant; mais cependant, certains patients peuvent présenter des difficultés à s’adapter aux modifications occlusales. Ceci peut être lié à des facteurs comme l’hypervigilance, la somatisation, l’amplification sensorielle, une mauvaise attribution de stimuli normaux comme causes de maladie ainsi que des conditions biopsychosociales défavorables, lesquels doivent tous être évalués en préalable. En cas de présence de DTM, sa prise en charge est à envisager avant un traitement orthodontique. La correction orthodontique des asymétries est décidée après ce bilan initial et en accord avec le patient sur ses besoins réels, les bénéfices attendus et les résultats fonctionnel et esthétique espérés.


Le Carrière Motion Appliance (CMA) dans les Classes II subdivisions
Isabel Queralto

La Classe II subdivision est une malocclusion asymétrique de Classe II. Elle peut être d’origine dentaire, maxillaire, mandibulaire ou mixte.

Si son diagnostic étiologique est primordial pour une stabilité des résultats, sa prise en charge après nivellement des arcades peut rallonger le temps de traitement.

Le Carrière Motion Appliance (CMA) est un outil simple et efficient, dont l’utilisation s’est largement développée cette dernière décennie. Il a été présenté par Luis Carrière en 2004 comme un dispositif de correction inter-maxillaire de la Classe II. Les principes cliniques du CMA sont basés sur l’obtention de la Classe I dès le début du traitement quand la coopération du patient est la plus importante, l’alignement dentaire et l’intercuspidation se poursuivant dans un deuxième temps, aussi bien en technique multibague que par aligneurs. Outre son efficience, la possibilité de suivi à distance en période de pandémie en fait un outil de choix incontestable de notre arsenal ortho-dontique.

Ce dispositif orthodontique est présenté le plus souvent chez les patients Classe II brachyfaciaux. À présent, un diagnostic étiologique préalable de la malocclusion ainsi que la compréhension de la mécanique du CMA, utilisé seul ou en association avec des mini-vis d’ancrage, nous permettent d’en étendre son utilisation aux Classe II subdivisons d’origine aussi bien maxillaire, mandibulaire que mixte.


Aide de l’imagerie 3D pour le diagnostic d’une Classe II asymétrique
Laurent Petitpas et Hugo Harter

Depuis maintenant plusieurs années, nous pouvons compter sur l’utilisation des outils numériques d’imagerie 3D pour affiner un diagnostic orthodontique qui se veut de plus en plus précis.

Ces différents outils 3D permettent de mettre en évidence de manière plus importante les dysmorphoses, notamment en visualisant le siège de nombreuses asymétries, et ce grâce à la réalisation de superpositions 3D des empreintes optiques et des enregistrements de CBCT (Cone Beam Computed Tomography).

Cet article montre de nombreuses possibilités quant à la visualisation d’un patient virtualisé en 3D présentant une Classe II asymétrique dentaire et diverses dysmorphoses.


La Classe II asymétrique : traitement par utilisation de gouttière de repositionnement mandibulaire et par chirurgie orthognathique
Jean-Luc Ouhioun et Christian Paulus

S’il est relativement aisé de constater l’existence d’une Classe II asymétrique, d’autant plus que celles-ci présenteront bien souvent le même schéma dentaire, il n’en est pas de même lorsqu’il s’agira d’en établir un diagnostic précis et qu’il faudra en rechercher l’étiologie.

En effet cette pathologie peut revêtir de nombreux aspects, tant au niveau dentaire, squelettique, fonctionnel qu’articulaire, qui pourront de plus se compliquer par un trouble temporo-mandibulaire associé.

C’est le cas d’Emilie, 12 ans et 8 mois lors de la première consultation.