Dans ce numéro de la Revue d’ODF :

Utilisation du Système CT8® en orthodontie systémique pour traiter les supraclusions incisives de l’adulte
Dr Jean-Gabriel Chillès, Dr Sylvia Riemenschneider-Chillès et Dr Daniel Chillès
Les sites d’implantation des vis pour les ingressions antérieures sont le bord latéral et inférieur de l’orifice piriforme (A), le bord inférieur du processus zygomatique (B), la symphyse mandibulaire (C).

Cet article montre comment nous pouvons traiter efficacement les problèmes de supraclusion chez l’adulte à l’aide du « Système CT8® », système simplifié d’ancrage cortical sur microvis placées en fond de vestibule au-delà des apex.

Après une rapide description du matériel et de la façon de le mettre en œuvre, des cas cliniques représentatifs des différentes situations de supraclusion qui peuvent être rencontrées sont présentées puis analysés.

Au-delà même de l’aide attendue par des ancrages fixés, la constatation d’un redressement spontané systématique de l’axe des incisives supérieures sans avoir eu besoin de réaliser une mécanique spécifique de torque bouscule beaucoup d’idées reçues considérées comme intangibles.

La comparaison avec les autres ancrages osseux montre que le « Système CT8® » est réellement le système de choix pour ingresser les incisives chez l’adulte, tant au niveau de l’étendue de ses possibilités que de sa fiabilité.


Traitement d’une classe II subdivision avec supraclusie
Patrick Guezenec
Photo intra-orale en cours de traitement.

Cas clinique de Wanaka , patiente âgée de 12 ans lors de sa première visite. Elle est adressée par son dentiste et son motif de consultation est la proéminence de la 13, qui la gêne lors de son sourire, avec un mauvais alignement des incisives supérieures. Elle est motivée et a une excellente hygiène bucco-dentaire.


Traitement de la supraclusion incisive : apport des techniques linguales par verrous individualisés et du « Ribbon-arch »
Frédéric Haïm

La supraclusion, ou recouvrement excessif du secteur incisivo-canin, seule ou en association avec d’autres dysmorphoses représente une malocclusion extrêmement fréquente dans la pratique orthodontique. Ses conséquences peuvent être variables selon sa sévérité. Elle peut altérer le système stomatognathique dans ses trois composantes; dentaire par une abrasion des incisives, parodontale, par une morsure direct du parodonte marginal ou par une contrainte mécanique excessive dans un contexte inflammatoire aggravant l’alvéolyse, neuro-musculaire par une verticalisation des cycles masticatoires pouvant conduire à une contrainte postérieure au niveau des ATM avec un risque de capsulite postérieure ou de luxation antérieure des disques articulaires.


Approche du traitement non chirurgical des supraclusions par la technique des aligneurs : quels protocoles de traitement et comment optimiser les résultats cliniques ?
Jean-François Chazalon
Mini-vis avec élastiques intermaxillaires pour ingression des incisives supérieures avec l’aimable autorisation du Dr G. Altounian.

La supraclusie est une malocclusion couramment associée à des problèmes orthodontiques difficiles à corriger sans que celle-ci ne soit également résolue. Par exemple, lors de la correction d’une malocclusion de classe II, l’arcade inférieure peut ne pas être en mesure d’avancer vers la classe I si un recouvrement excessif est également présent. Cet article est destiné à aider les orthodontistes à améliorer leur succès dans le traitement des supraclusions par la technique des aligneurs. Configuration de set-up virtuel, conception des attachements, utilisation des élastiques et des rampes d’occlusion sont ici discutés pour corriger les supraclusies afin qu’une plus grande variété de problèmes orthodontiques puisse être traités avec succès par les aligneurs.


Analyse et prise en charge médico chirurgicale du sourire gingival
Dr Laure Frison
Sourire gingival homogène lié à la forte rétraction de la lèvre supérieure sous l’influence des muscles naso labial, élévateur de la lèvre supérieure et petit zygomatique. Traitement orthochirurgical en collaboration avec le Dr Michel Cuinet.

Le sourire gingival est un sourire découvrant de manière excessive de la gencive (plus de 3 mm de gencive visible). Il peut être le résultat d’anomalies dentaires, parodontales, musculaires et squelettiques. Parfois tous ces éléments s’ajoutent et se cumulent : leur distinction, leur analyse et leur appréciation sont donc primordiales pour arriver à un traitement efficace, esthétique, stable et bien accepté par le patient.


Facteurs de récidive et contention de la supraclusion incisive
Claude chabre
Les incisives maxillaires et mandibulaires sont maintenues verticalement ainsi que la dimension verticale

La supraclusion incisive est souvent citée par les auteurs comme étant la malocclussion la plus récidivante. Les facteurs de récidive sont en rapport avec le type de croissance, l’équilibre musculaire langue/lèvres et la dynamique occlusale.

La contention a pour but d’assurer la stabilité du résultat obtenu à l’issu du traitement actif de la malocclusion. Elle peut s’établir naturellement en fin de traitement si la dynamique occlusale permet à la mandibule d’effectuer de façon habituelle le mouvement d’incision mettant les incisives maxillaires et mandibulaires en bout à bout, seule position qui s’oppose à leur égression. En absence de certitude d’obtenir cette position, le recours à une contention mécanique s’impose. Différents dispositifs de contention peuvent être utilisés mais celui qui nous semble le plus adapté est l’association de fils de contention collés à la mandibule et au maxillaire en lingual des incisives, et des cales rétro-incisives en composite aux maxillaires.


Traitement de la supraclusion : intérêt de l’individualisation des traitements
Frédéric Haïm

Une multitude de dispositifs médicaux ont été décrits pour le traitement de la supraclusion. Leur utilisation raisonnée doit procéder d’une démarche diagnostique intégrant à la fois; la localisation précise de la dysmorphose – supratopie du secteur antérieur maxillaire, mandibulaire ou mixte, infratopie des molaires, associée ou non à une anomalie squelettique du sens vertical – la prise en compte des préjudices avérés ou potentiels et la demande particulière du patient. La recherche du traitement le plus rapide, le moins onéreux, offrant le meilleur rapport « bénéfices / contraintes / risques » est l’objectif et la responsabilité du thérapeute.

Cette note clinique décrira deux situations très différentes ayant en commun la recherche de l’efficience et du meilleur compromis pour s’adapter à des situations spécifiques.


Place de l’orthodontiste dans les soins apportés aux patients porteurs de fentes faciales, l’expérience Amiénoise
Défaut de structure amélaire léger touchant la partie cervicale de l’incisive centrale du côté de la fente.

La prise en charge des patients présentant des séquelles de fentes labio maxillo palatine est pluridisciplinaire et s’étale sur de nombreuses années. Elle nécessite une démarche diagnostique et un plan de traitement individualisé, raisonné et raisonnable où le traitement orthodontique prend une place importante en indiquant les directions des déplacements à réaliser au niveau dentaire et ceux éventuellement à prévoir au niveau squelettique.

C’est riche d’une longue expérience dans la mise en soins de nos patients que le centre de compétences des fentes faciales du CHU d’Amiens a affiné sa démarche clinique et son choix des facteurs décisionnels à prendre en compte selon les différentes situations cliniques afin de pallier le déficit esthétique inhérent à l’importante hypoplasie maxillaire et aux anomalies de nombre et de positions dentaires tout en optimisant la fonction occlusale et en pérennisant les structures parodontales.

L’objectif de cet article est de présenter la prise en charge orthodontique des patients porteurs de fentes dans le centre de compétences des fentes faciales du CHU d’Amiens et le rôle de l’orthodontiste au sein de l’équipe pluridisciplinaire