Lire le
magazine

Concertation AMO-AMC : les rapports IGAS-IGF

Carte vitale sur un bureau. Concertation AMO-AMC

Deux rapports publiés fin septembre 2026 chiffrent plusieurs scénarios de transfert de charges entre Assurance Maladie et complémentaires santé.

Depuis janvier 2026, la répartition des remboursements entre l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et l’Assurance maladie complémentaire (AMC) fait l’objet d’une mission publique. Pour les chirurgiens-dentistes, dont l’activité repose largement sur ce double financement, toute redéfinition de la prise en charge des soins dentaires pèse sur l’accès aux soins et sur le renoncement des patients. 

Concertation AMO-AMC : les scénarios chiffrés par l’IGAS et l’IGF

Le rapport IGAS-IGF publié le 26 septembre et le rapport de mission remis le 24 septembre évaluent des transferts nets de 1,6 à 4,8 milliards d’euros de l’AMO vers les organismes complémentaires, selon les scénarios. Les hypothèses de bouclier sanitaire, avec des plafonds de reste à charge compris entre 620 et 1300 € affichent 2,9 à 3,8 milliards d’euros d’économies pour la Sécurité sociale. Dans le scénario de décroisement AMO-AMC, le reste à charge progresse de 117 € pour les 60-69 ans et de 136 € pour les 70-79 ans, relève l’Union Dentaire dans un communiqué. Le rapport reconnaît lui-même une concertation limitée sur certaines mesures structurantes. 

Quelles conséquences pour les patients des cabinets dentaires ?

L’Union Dentaire rappelle que ces rapports restent consultatifs, mais souligne leurs angles morts comme les patients en ALD exposés aux dépassements et forfaits, personnes précaires non éligibles à la complémentaire santé solidarité (C2S), malades chroniques, hors ALD. La CNAM estime à trois ans minimum le délai de mise en œuvre d’un bouclier sanitaire. Le syndicat demande que tout transfert de charge soit évalué sur le reste à charge réel des assurés, cotisations comprises et appelle les praticiens à rester mobilisés. 

À lire aussi