Alors que l’accès aux études de santé repose sur un cadre réglementé, la question des coûts supportés par les étudiants en odontologie refait surface. En cause : des frais supplémentaires liés à l’achat de matériel pédagogique, exigés par certaines UFR dès l’entrée en deuxième année.
Frais d’études en chirurgie dentaire : des montants variables et contestés
Selon l’Union nationale des étudiants en chirurgie dentaire (UNECD), ces frais d’études en chirurgie dentaire concernent environ 7 500 étudiants. Ils s’ajoutent aux droits d’inscription nationaux et financent du matériel indispensable aux travaux pratiques et à la validation des unités d’enseignement : fraises dentaires, turbines, sondes, miroirs, plâtre, dents en ivoirine, masques ou blouses.
Le syndicat évoque une moyenne nationale de 812,64 euros, avec un pic à 2 072 euros à Nice, contre 20 euros à Rouen. Des achats complémentaires peuvent s’ajouter en cours d’année. Ces pratiques, anciennes selon l’UNECD, tendraient à augmenter.
Pour le syndicat, aucun texte législatif n’autorise les universités publiques à instaurer des frais pédagogiques obligatoires supplémentaires. L’enseignement supérieur étant fondé sur le principe de gratuité, seuls les droits fixés par arrêté national peuvent être perçus.
Une sélection financière contraire au principe d’égalité
L’UNECD estime que ces frais d’études en chirurgie dentaire instaurent une sélection financière de fait entre étudiants et créent des disparités territoriales. Cette situation serait contraire au principe d’égalité devant le service public et susceptible d’affecter la diversité sociale au sein de la filière.
Le syndicat demande une clarification officielle du cadre juridique applicable et une harmonisation nationale des pratiques. À ce stade, les ministères concernés n’ont pas apporté de réponse publique.











