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Vapoter aurait moins d’incidences sur les dents et les gencives

Le tabac chauffé colorerait moins les dents et aurait un impact moindre sur le parodonte, comparé à la cigarette traditionnelle, selon le résultats de deux études.

Vapoter aurait moins d'incidences sur les dents et les gencives

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère la cigarette électronique comme nocive pour la santé, même si elle concède qu’il est aujourd’hui trop tôt pour fournir une « réponse claire sur l’impact à long terme » de l’utilisation des produits alternatifs à la cigarette traditionnelle. Pour autant, la FDA a octroyé au produit de tabac chauffé de Philip Morris International (PMI) le statut de « produit à risque modifié », après trois ans d’examen d’un dossier scientifique. Un agrément délivré en 2020 pour quatre ans. PMI a réalisé une étude sur la coloration dentaire à partir de prémolaires extraites et sur lesquelles ont été posées un composite. Elles ont été exposées à de la fumée de cigarette et à de l’aérosol de tabac chauffé. Des brossages des dents ont été effectués plusieurs fois par jour. Au bout de trois semaines, les différences de coloration ont été mesurées. La décoloration des dents et résines dentaires exposées à l’aérosol de tabac chauffé s’avère selon l’étude inférieure à celle de la cigarette (1). Des résultats corroborés par une étude indépendante coréenne réalisée en février 2021 (2). Portant sur des incisives centrales, elle conclut que la cigarette conventionnelle et le tabac chauffé entraînent tous deux des changements de coloration de la dent, mais que cette coloration est moindre pour le tabac chauffé.

Etude sur des cellules épithéliales gingivales

Une autre étude réalisée par PMI a porté sur des cellules épithéliales gingivales sous l’exposition répétée à de la fumée de cigarette ou à de l’aérosol de tabac chauffé. Les résultats indiquent que la trophicité est moins atteinte avec l’aérosol de tabac chauffé par rapport à la cigarette et que les infiltrats inflammatoires sont moins importants. Cependant selon une étude parue en 2016 dans le Journal of Cellular Physiology, la vapeur de cigarette électronique induirait un dysfonctionnement des cellules gingivales. 

Philip Morris vient d’autre part de lancer une étude randomisée portant sur 172 personnes atteintes de parodontite chronique, la moitié consommant des cigarettes, l’autre moitié du tabac chauffé. L’objectif est de mesurer ensuite la profondeur des poches parodontales. Le protocole de cette étude a fait l’objet d’une publication et les résultats seront publiés dans quelques mois.

Le fabricant souhaite communiquer sur les conclusions de ces études et sera présent sur le congrès de l’ADF 2021. « Nous voulons montrer nos résultats et engager le dialogue avec la communauté dentaire », déclare le Dr Karim Tifratene, responsable des relations scientifiques France de Philip Morris et médecin gériatre. 

(1) Effects of cigarette smoke and tobacco heating aerosol on color stability of dental enamel, dentin, and composite resin restorations. Quintessence International, février 2019. Filippo Zanetti, Xiaoyi Zhao, Jie Pan, Manuel C. Peitsch, Julia Hoeng,Yanfang Ren. (2) Effects of conventional and heated tobacco product smoking on discoloration of artificial denture teeth. The Journal of Prosthetic Dentistry, février 2021. Yuankun Wang, Ri Ryu, Jae-Min Seo, Jung-Jin Lee.

Agnès Taupin

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